• SNAKECHARMER : Second Skin

    SNAKECHARMER

     Second Skin

    Frontiers / Harmonia Mundi

    Voilà déjà quatre printemps que les sympathiques musiciens britanniques nous ont glissé leur excellent premier album éponyme entre les pattes. Snakecharmer c’est le groupe créé par Neil Murray, bassiste des chefs-d’œuvre du serpent blanc. Dans son entourage, Laurie Wisefield qui grattait pour Wishbone Ash, Chris Ousey ex-chanteur de Heartland, le claviériste Adam Wakeman qui a bricolé avec Ozzy Osbourne et la batteur Harry James, pilier de Thunder. Enfin, le dernier arrivé, l’Irlandais Simon McBride est considéré par les spécialistes comme le fils spirituel de Gary Moore. Second Skin nous replonge dans les ‘70s et ‘80s avec un blues-rock british énergique et bourré d’âme. Un blues si profond qu’il nous fait voir la vie en rose à l’écoute des « Hell A Way To Live », « Forgive & Forget » et  « Fade Away ». Mais si la rondelle est couverte de bleu, elle n’en reste pas moins riche et variée avec de judicieuses mélodies et des influences classiques. « Are You Ready To Fly » rappelle la flamme qui animait Whitesnake autrefois ; l’envoûtant « Where Do We Go From Here » s’aventure sur le terrain de Led Zep, alors que l’on boogise façon Bad Co sur « Sounds Like A Plan », le premier fleuron de l’album. Un plaisir suranné et un choc des générations régénérant. [Ph. Saintes]


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  • NIGHT RANGER : Don’t Let Up

    NIGHT RANGER

    Don’t Let Up 

    Frontiers / Harmonia Mundi

    Sur cette 12è livraison, qui fait suite à l’excellent concert-anniversaire (35 years And A Night In Chicago), l’inspiration des Californiens ne s’est pas fait la malle. Que les fans de la première heure se rassurent, le diagnostique est très bon. Seconde bonne nouvelle, le groupe a pris le parti de revenir aux sources. Ainsi, « Comfort Me » et « Jamie » semblent tout droit sorti de Midnight Madness (1983). « Day and Night » et « (Won’t Be Your) Fool Again » renouent avec les solos endiablés et débordements héroïques. Keri Kelli (Alice Cooper, Slash) qui a été choisi pour assurer la redoutable succession de Joel Hoekstra (« transféré » chez Whitesnake), est le complément idéal du jeu redoutablement précis de Brad Gillis. Sur le plan musical, il est question de rock’n’roll avec des passages mélodiques produisant une électricité statique à faire dresser les poils. On ne trouve pourtant qu’une seule ballade sur Don’t Let Up, l’acoustique « We Can Work It Out ». La diversité des morceaux ne bafoue pas l’identité sonique de la bande à Jack Blades. Le tour de force n’était pas facile à réaliser mais le pari est réussi haut la main.  Davantage encore que la longévité des Night Ranger, c’est cette foi intacte dans le pouvoir de leurs compos éthérées qui ne marque pas d’étonner. [Ph. Saintes]

     


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  • DEF LEPPARD : And There will Be A Next Time – Live From Detroit

    DEF LEPPARD

     And There will Be A Next Time – Live From Detroit

    Eagle Rock Entertainment / Universal Music France 

    À l’exception des îles Britanniques, le Def a rayé le reste de l’Europe de son planning lors de la tournée 2015-2016. Une stratégie délibérée des gars de Sheffield ? « Le territoire américain étant vaste, c’est logique que nous y passions plus de temps qu’en Europe » avait déclaré Joe Elliot à Metal Obs’ en octobre 2015. Il est vrai que le groupe croule sous les invitations et le public nord-américain continue à remplir les salles ou amphithéâtres de plein air comme à Detroit, la ville du rock, où ce live a été enregistré l’été dernier.  Au menu : quatre-vingt-dix minutes de bonnes chansons magistralement interprétées. La réalisation met chaque musicien parfaitement en valeur et les animations vidéos illustrent judicieusement les morceaux comme l’explosion en mille morceaux de la couverture du dernier opus. Le spectacle fait partie de l’ADN de Def Leppard qui interprète ici trois nouveaux titres : le hit « Let’s Go », le mid-tempo « Dangerous » et le groovy « Man Enough ». Mais le show s’emballe lorsque le groupe exécute ses classiques (« Armageddon It », « Hysteria », « Let’s Get Rocked », « Pour Some Sugar On Me ») ou l’instrumental « Switch  625 » avant de quitter une première fois les planches pour revenir en rappel jouer « Rock Of Ages » puis « Photograph ». Le temps ne semble pas avoir de prise sur Joe Elliott et ses potes. « And There will be a next time »…en France de préférence !  [Ph. Saintes] 


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  •    Stephen Pearcy - Smash

    STEPHEN PEARCY

    SMASH 

    Frontiers / Harmonia Mundi

    Alors que le géant américain Ratt s’apprête à effectuer un come-back en 2017, son chanteur Stephen Pearcy sort un 4è album solo à la fois rétro et moderne, nostalgique et innovant. Les fans de la première heure peuvent se rassurer, Pearcy est en grande forme et, surtout, il n’a rien perdu de ce timbre de voix rauque qui a fait le succès de Ratt durant la période faste des ‘80s (15 millions de disques vendus, svp !). Smash accumule les petits détails harmoniques (« Jamie », « Want Too Much ») et de légers accès de folie (« I Know I’m Crazy », « Dead Roses »). Ledit opus nous dispense aussi d’excellentes mélodies et des riffs incisifs. Le résultat est juste épatant. 13 titres à découvrir avec une préférence personnelle pour le single « I Can’t Take It », «  Shut Down Baby » un morceau au tempo zeppelinien enregistré avec Chris Hager (Rough Cutt), le psychédélique « Summers End » qui clôture le disque ou «  Lollipop » et « What Do Ya Think » sur lesquels planent des effluves de Guns’n Roses et Aerosmith. Stephen Pearcy,  bien secondé par le guitariste suédois Erik Ferentinos, a mis en boîte un album radical pour les lendemains de réveillons. [Ph. Saintes]

     


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  •   TOTO : Live at Montreux 1991

     TOTO

    Live At Montreux 1991

    Eagle Rock Entertainment / Universal Music France

    Toto a offert à Montreux en juillet 1991, un concert de haute tenue, à la fois délirant et très professionnel. Que d’émotions et de plaisir de retrouver les deux frangins Porcaro, aujourd’hui disparus. Mike (basse) prend son pied sur scène tandis que Jeff (batterie) est à la hauteur de sa réputation. Steve Lukather nous ensorcèle avec ses guitares, pendant que le débonnaire David Paich joue sur ses claviers avec une sensation d'aisance et une limpidité stupéfiante. Le quatuor est accompagné par trois voix magnifiques (des choristes ‘empruntés’ à Mick Jagger et Phil Collins) ainsi qu’un  percussionniste efficace. Le show débute avec deux titres inédits prévus à l’origine pour l’album Kingdom Of Desire, auxquels viennent s’ajouter les classiques « Africa » et « Rosanna », la ballade « I’ll Be Over You » et  l’instrumental « Jack To The Bone » qui prennent une toute autre dimension live. Toto joue aussi une version de « Red House », en hommage à Jimi Hendrix et Stevie Ray Vaughan, avant de  parachever le travail avec « I Want To Take You Higher » le tube de Sly and The Family Stone. Pour ce dernier morceau de folie, le groupe est accompagné  par les musiciens de Miles Davis, le célèbre producteur Quincy Jones, sans oublier Claude Nobs, le fondateur du prestigieux Montreux Jazz Festival. Un concert splendide et énergique comme seule l’authenticité des meilleurs musiciens de…studio pouvait nous l’offrir! [Ph. Saintes]     

     

     


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  • Styx Live Las Vegas

     STYX

     Live At The Orleans Arena Las Vegas

    Eagle Rock Entertainment / Universal Music France

    Encore un live enregistré à Vegas ! Celui-ci  est un excellent condensé de la carrière de Styx, de l’ouverture « Too Much Time On My Hands » au très attendu « Renegade » en passant par « Rockin’ The Paradise » ou « Crystal Ball ». Le style proposé est un mélange de musique progressive et de virilité rock. Les harmonies vocales sont très présentes tandis que les guitares de Tommy Shaw et James Young, les deux piliers, dessinent des lignes mélodiques mais aussi des envolées trépidantes. Et pendant que les guitares ruissellent, Lawrence Gowan, véritable troubadour, fait tourbillonner ses claviers (au propre comme au figuré !) avec une pêche à faire pâlir d’envie quelques musiciens de metal de moins de vingt ans. L'arthrite n'est pas près de menacer non plus le bassiste Ricky Philipps. Et puis, qui dit captation d’un concert dit surprise et la formation de Chicago en a réservé une de taille puisqu’elle a fait appel à un ami de longue date, le sémillant Don Felder (ex-Eagles) qui matraque un excellent « Blue Collar Man (Long Nights) ». Styx c’est avant tout un show bien rôdé avec un décor visuel énorme. En bonus, des anecdotes sur la vie en tournée et des détails sur le spectacle proposé lors du Summer Tour 2014. Grandiose et puissant ! [Ph. Saintes]   


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  • DEEP PURPLE : Live At The Birmingham NEC

    DEEP PURPLE

    Live At The NEC 

    Eagle Rock Entertainment / Universal Music France 

    2016 est bien l’année de Deep Purple. Intronisés en avril dernier au célèbre mais toujours controversé Rock And Roll Hall of Fame, les Britanniques offrent en cadeau à leurs fans un DVD enregistré au NEC de Birmingham le 14 septembre 2002. Ce concert unique revêt surtout un caractère historique puisqu’il marque les adieux officiels du regretté Jon Lord. On retrouve Don Airey (Rainbow, Ozzy, Whitesnake) sur les huit premiers morceaux puis Mister Lord attaque une version enflammée de « Perfect Strangers ». Les deux claviéristes/organistes se partagent ensuite la scène avant de se retrouver sur « Highway Star », titre joué en rappel. La réalisation est sobre, à l’image du spectacle sans effets de scène. Il n’en reste pas moins que le spectateur peut se régaler pendant 109 minutes avec des titres phares (« Fireball », « Woman From Tokyo », « Space Truckin’ », « Speed King », « Hush » ou « Smoke On The Water »). La machine tourne à plein régime grâce à la maîtrise du son de chaque musicien. Un show plein de panache et nostalgique avec des artistes qui ne fonctionnent pas à l’esbroufe. A ajouter d’urgence dans votre collection. [Ph. Saintes]   

     


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  • Kiss Rocks Vegas - Cover

    KISS

     Kiss Rocks Vegas 

    Eagle Rock Entertainment 

    Avec Kiss, c’est Broadway qui s’invite à Las Vegas ! Ecrans géants, effets pyrotechniques, maquillage, costumes extravagants, tout y passe. Et lorsque le bombardement collectif ne suffit plus, on fait appel aux pirouettes solitaires et homériques pour épater la galerie. Entre cracheur de feu, guitares enflammées et batterie hydraulique, Kiss interprète ses plus grands tubes. Le groupe (qui est arrivé en hélicoptère) parvient toujours à donner la folie communicative que l’on attend de lui et à faire flamber son jeu, normal lorsque l’on se produit dans la capitale du vice ! Seul petit bémol, la voix de plus en plus abîmée de Paul Stanley. Capté en novembre 2014, Kiss Rocks Vegas est un live esthétisant, professionnel, une véritable féerie aux images parfaites. A titre de comparaison, le show de Twisted Sister également filmé dans la salle de spectacle du Hard Rock Casino, ressemble à un feu de camp pour fête de patronage. Le DVD/Blu-ray a même droit à son bonus avec un set intimiste de 7 titres en acoustique, naturel et sans retenue. Le flamboyant spectacle a déjà fait trembler des centaines de salles de cinéma partout dans le monde. Cela s’ap­pelle faire sauter la banque ! [Ph. Saintes]  

    KISS Rocks Vegas DVD+CD, Blu-ray+CD, DVD+2LP et edition “Deluxe” DVD+Blu-ray+2CD. 

     


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  •   Faithsedge - Restoration

    FAITHSEDGE

     Restoration

    Scarlet Records

    Les fans de Stryper boivent du petit lait. Alors que Michael Sweet vient de sortir le tonitruant One Sided War, son comparse Tim Gaines (basse) l’a précédé avec le groupe Faithsedge, dont la réputation grandit lentement mais sûrement. Ce quintet impromptu est composé, outre Gaines, du batteur Matt Starr (Ace Frehley / Mr. Big), du guitariste Alex De Rosso (Dokken), du claviériste Alessandro Del Vecchio (Hardline/ Revolution Saints) et du chanteur Giancarlo Floridia.  Après les présentations, portons l’oreille sur le résultat d’une si brillante relation. Le combo américano-italien nous régale d’un (troisième) CD de rock mélodique musclé et aérien. La production classieuse trouve une certaine légitimité dans la qualité des parties de guitares et une section rythmique impeccable. Faithsedge a su évoluer dans une sophistication de bon aloi sans tomber dans une mièvrerie à bas prix. Dès l’intro de « Never A Day », le son vous saute au visage et met en relief les excellentes compositions que sont « This War », « You Cannot Give Up », « Faith and Chris » ou « Taking Our Lives » pour ne citer que les plus en vue. Vous pouvez y aller les yeux fermés. [Ph. Saintes]  

     

     


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  • Jorn Heavy Rock Radio Album

    JORN

    Heavy Rock Radio 

    Frontiers / Harmonia Mundi

    Jørn Lande se transforme en animateur pour ce nouvel album de reprises. Refusant le cloisonnement musical, et c’est vrai qu’en la matière il n’a de leçon à recevoir de personne, il enchaîne « I know There's Something Going On » de Frida à « Running Up That Hill » de Kate Bush ; « Rev On The Red Line » de Foreigner à « You’re The Voice » de John Farnham ; « Live To Win » de Paul Stanley (Kiss) à « Don’t Stop Believing » de Journey ; « Killer Queen » de Queen à « Hotel California » des Eagles ; « Rainbow In The Dark » de Dio à « The Final Frontier » d’Iron Maiden et « Stormbringer » de Deep purple à « Die Young » de Black Sabbath. Une sélection pleine de goût dont on retiendra évidemment l’interprétation orientée metal. Outre des musiciens de studios, le chanteur norvégien a fait appel à l’excellent guitariste Trond Holter (Wig Wam), déjà complice en 2015 sur le concept album Dracula Swing of Death. Plus fort que ‘Les Classiques’ de Marc Ysaye, plus lourd que les ‘Nocturnes’ de Georges Lang, ce Heavy Rock Radio de Jorn ne déparerait pas en revanche dans une play-list de Tonton Zézé ! On prend beaucoup de plaisir à  l’écoute de ce juke-box et on savoure ces 12 morceaux de « Classic Rock » revisités par un féru de musique à la culture encyclopédique ! [Ph. Saintes] 


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