•  H.E.AT. : Live in London

     H.E.A.T

      Live In London

     EarMUSIC

     

    H.E.A.T est devenu superstar en Suède en quatre albums studios, dont l’excellent “Tearing Down The Walls” sorti en 2014. On présente déjà ce phénomène au look coloré et à l’allure “enfants terribles” comme le prochain Europe mais nous ne tomberons pas dans le panneau des comparaisons hâtives. Une chose est sûre, le label earMUSIC mise beaucoup sur ces jeunes lascars même si le CD promo que nous avons reçu est une version MP3 avec des blancs entre les morceaux, ce qui casse l'ambiance d’entrée ! A part cette faute de mauvais goût, ce Live In London est de qualité. H.E.A.T propose sur scène un hard-rock entraînant et bien chromé. On ne peut que savourer l’assurance du chanteur/frontman Erik Grönwall ou les talents indéniables de riffeurs de Dave Dalone et de son complice Eric Rivers. Mention aussi pour Jona Tee qui se meut aux claviers pour agrémenter les compos survitaminées et les refrains en béton armé. En 68 minutes, cette formation  réussit l’examen de passage que constitue la réalisation d’un album enregistré - au « Garage », club de Londres, devant un public anglais fourni et fervent. Les six chenapans conjuguent rythmiques efficaces et mélodies imparables en imposant aisément leurs « classiques » mais aussi les petits nouveaux (“Point of No Return”, “A Shot at Redemption”, “Tearing Down The Walls”,….). Avec H.E.A.T, la fin de l’hiver sera torride ! [Ph. Saintes]

     

     


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  •  Sweet & Lynch

     SWEET & LYNCH

    Only To Rise 

    Frontiers / Harmonia Mundi

     

    Michael Sweet s’est taillé une réputation de chanteur/guitariste ultra-prolifique : un album studio et un « Live » avec Stryper, un disque solo et une autobiographie, en seulement douze mois. Avec une production aussi intensive, on pourrait craindre que la qualité de son dernier projet ne soit pas au rendez-vous…et on aurait tort ! Only To Rise met nettement en avant les tonalités particulières de Sweet, la dextérité de George ‘Telecaster’ Lynch ainsi que la technique de Brian Tichy (batterie) et James LoMenzo (basse). Ça commence par « Wish »  un morceau de hard-rock de grande facture avec un riff aux accents country. Suivent une ballade torride : « Love Stays », un hymne par excellence : « Time Will Tell » et une pièce qu’on jurerait sortie de chez Led Zeppelin : « Strength in Numbers ». Le grand frisson est aussi présent sur « Me Without You » alors que des titres comme « Recover », « Divine » et « Only To Rise » nous renvoient aux heures glorieuses du Metal. Sur « Hero Zero » le rythme est irrésistiblement entraînant. Enfin, le poignant « September » rappelle le spectre tragique du 11 septembre 2001 (comme la pochette d’ailleurs). Prenez ce Only To Rise en pleine figure. Les soins de santé ne sont pas remboursés par la sécurité sociale ! [Ph. Saintes]

     


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  •   Eclipse : Armageddonize

     

     ECLIPSE 

    Armageddonize 

    Frontiers / Harmonia Mundi 

     

    Les onze titres de cet album sont clairement destinés aux friands de mélodies avec petits riffs et grands choeurs. Parlons un peu de l’album, Armageddonize, c’est son titre ; quant à la zique, franchement, on hésite. Ce groupe propose un hard-rock carré aux envolées lyriques et aux riffs un poil archétypes. Ces Suédois sont certainement très sympathiques mais on cherche en vain une once de témérité dans leurs compositions sages et stéréotypées. Aucune chanson ne sort vraiment du lot, à l’exception de la piste n°7 « Breakdown », le moment le plus convaincant de la bande d’Erik Mårtensson (chant, guitare) et Magnus Henriksson (guitare solo), deux des compositeurs/producteurs les plus prolifiques du label Frontiers. A leur tableau de chasse sont épinglés des productions javellisées (W.E.T., Toby Hitchcock, Giant, Dalton,…). Gageons que ce cru 2015 ne se  transforme pas en visite-éclair, surtout quand on s’appelle Eclipse. Le breuvage est disponible au rayon vins doux entre les liqueurs et les bières de table. A petite dose, c’est un bon apéritif mais je vous le déconseille comme digestif. [Ph. Saintes]

     


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  •  BVB IV

    BLACK VEIL BRIDES

    Black Veil Brides IV

    Spinefarm Records

    J’apprécie surtout les vieux sur le retour  qui font encore très souvent plus parler la poudre que quelques vauriens assoiffés de gloriole, et… bien d’autres choses.  Mais, c’est vrai que certains jeunes en matière de rock, ont du répondant et une bonne dose d’énergie à revendre. C’est le cas des Black Veil Brides, un groupe qui en est tout de même à sa quatrième galette. En 2011, Sebastian Bach en personne, m’avait vanté les qualités musicales de ce quintet né à Cincinnati. Andy, Ashley, Jinxx, Jack et Christian ont cette fois abandonné le look glam façon Mötley Crüe ou Wasp. Pour les spécialistes leur musique navigue dans les sphères metalcore. Peu importe l’étiquette, les nouvelles compositions témoignent d’une étonnante science pour combiner efficacité et émotion. Produit par Bob Rock (Metallica, Mötley Crüe), Black Veil Brides IV est un album solidement charpenté et parfaitement interprété. BVB a été élevé à bonne école et les onze morceaux enregistrés devraient réconcilier les amateurs de tous les styles.  [Ph. Saintes] 


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  •  Billy Idol - new album 2014

    BILLY IDOL

     

    Kings & Queens of the Underground 

     

    Kobalt Label Services / PIAS


    Creusant avec avidité la veine de la nostalgie à grand renfort de sonorité eighties, Billy Idol l'inoubliable interprète des tubes « Rebell Yell », « Mony Mony »,  « Hot In The City » ou « White Wedding », revisite avec un certain panache le futur du passé. Avec son acolyte Steve « The Raven » Stevens, il sait s’y prendre pour torcher des hymnes qui s’agrippent rapidement à nos neurones. A côté de morceaux hypnotiques qui font headbanger intensément (le single « Can’t Break Me Down », « Postcards from the Past », « Whiskey and Pills ») , des chansons à la patine plus pop (« Love And Glory » qui n’est pas sans rappeler U2) voir rock'n'roll wave (« Save Me Now », « One Breath Away ») et même folk (Kings & Queens of the Underground »)  donneront du fil à retorde  aux amateurs d’étiquettes musicales. Il y a aussi un côté mélancolique qui se dégage de la plupart  des morceaux.  On retrouve  Trevor Horn (Buggles, Yes, ABC, Grace Jones) à la production d’une grande partie de cet album enregistré au célèbre studio SARM dans le quartier de Portobello, à Londres. A écouter et à réécouter pour appréhender toutes ses richesses. [Ph. Saintes] 

     


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  • KISSIONNAIRE

    KISSionnaire de Gorian Delpâture

    © Editions Lamiroy

    Un dictionnaire sur Kiss ! Personne n'y avait pensé ! Même pas Gene Simmons ou Paul Stanley, jamais à court d’idées. Ce travail inédit (et en français, s'il vous plaît) vient naturellement trouver sa place aux côtés des Kisstory, Monster Book, Sealed With A Kiss, Kiss Behind The Mask, Nothin' to Lose : The Making of Kiss (1972-1975) et autobiographies des quatre membres originaux.  

    L'auteur n'est pas musicien mais l’écriture, ça le connaît. Il a notamment collaboré pour l’émission de la Radio-Télévision belge de la Communauté française (RTBF) « Mille-Feuilles » et est actuellement chroniqueur pour « Livrés à Domicile ». En deux mois, Gorian Delpâture est parvenu à réaliser un livre tout à fait original à l'occasion des 40 ans de Kiss. Il ne fait pas l’éloge du groupe comme on pourrait le croire mais s’amuse plutôt à définir les noms communs ou propres de la saga Kiss, des origines à aujourd’hui. Son Kissionnaire réunit des détails historiques, discographiques, humoristiques, dramatiques (décès d’Eric Carr et overdose de Mark St John), lubriques ;-) et même gastronomiques (cf. choux de Bruxelles, le plat favori de Paul Stanley). Le journaliste retranscrit des citations, des témoignages, des interviews et brosse les portraits de tous ceux ou presque qui ont joué un rôle important dans la réussite des quatre musiciens maquillés. Ici l’intime croise le public. Les thèmes des compositions sont passés en revue, album par album, et les paroles de 26 chansons, une par lettre de l'alphabet, sont intégralement traduites dans cet abécédaire dont la préface est signée par le romancier Thomas Gunzig. 

    KISSionnaire - Gene Simmons

     © Editions Lamiroy / Yves Budin

    Autre originalité, le texte est habilement soutenu par le graphisme de Yves Budin, témoin neutre, qui décline pleines pages des ambiances « encre noire » (façon Breccia et Pratt) ou « rouges sang ».

    KISSionnaire - Paul Stanley

     © Editions Lamiroy / Yves Budin

    En toute indépendance, Gorian Delpâture nous livre un Kiss sans fard et sans retenue. Vous apprécierez son travail pour les nombreuses anecdotes, pour les illustrations et plus généralement pour tout ce que vous pourrez y trouver, c'est-à-dire de nombreux détails sur un grand groupe de Rock qui continue d'exercer une fascination sans pareil !

    Kissionnaire – Editions Lamiroy

    Phil de Fer 

     


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  • Stryper : Live at the Whisky

    STRYPER

    Live at the Whisky

    Frontiers / Harmonia Mundi

    Heavy Metal

    Dès la parfaite introduction (« Legacy ») l’enthousiasme s’élève pour ne jamais retomber tout au long des seize titres que composent cet album Live enregistré l’automne dernier au fameux Whisky A Go Go de Los Angeles. La musique de Stryper est simple et authentique. Le timbre haut perché et « christ…allin » de Michael Sweet trône sur les guitares qui s’étreignent en harmonie. Les incontournables « Loud And  Clear », « Reach Out » ou « Calling On You » remportent un vif succès, suivis par l’épique « Free ». Le groupe a la bonne idée d’inclure plusieurs titres de son dernier disque studio No More Hell To Pay, la chanson éponyme bien sûr mais aussi « Marching Into Battle » et la reprise des Doobie Brothers : « Jesus Is Just Allright ». Même l’album Against the Law est représenté avec le titre « All For One ». Pour l’amour du père du fils et du rock’n’roll, nos moines métallistes communient avec  un public conquis qui chante, acclame, hurle. « To Hell With The Devil » et « Soldiers Under Command » clôturent près de deux heures de délire. Ce concert-anniversaire (30 ans de carrière) a été entièrement filmé. Notez encore la sortie simultanée de l’album solo de Michael Sweet I'm Not Your Suicide et une autobiographie de l’artiste (« Honestly - My life and Stryper revealed »). [Ph. Saintes]


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  • Asia-High Voltage

    ASIA

     

    High Voltage

     Frontiers / Harmonia Mundi

     Rock Progressif

    Enregistré (et filmé) le 24 juillet 2010 lors du festival High Voltage, à Londres ce CD/DVD immortalise le premier disque du line-up d’origine, joué ici « live » dans son intégralité. Le groupe avait cassé la barque au moment de la sortie de Asia : numéro 1 dans les charts américains (1982) et élu « album de l'année » par la revue Billboard. Ces vieux routards ont pris l’habitude de nous flatter agréablement l’oreille à chacune de leurs pontes créatrices. Sur scène, les Britanniques allient sophistication et simplicité. Pas d’esbroufe sur cette plaque, la musique se suffit à elle-même : tranquille John Wetton trace avec naturel les contours lyriques et gracieux de quelques fleurons (« Only Time Will Tell », « Wildest Dreams », « Time Again »), le claviériste Geoff Downes maîtrise également son art avec une décontraction déconcertante, sublime même sur « Soul Survivor » et « Cutting It Fine ». Carl Palmer y va à son tour d’une démonstration à la batterie sur « Her Comes The Feeling ». Asia a injecté quelques titres plus récents, « An Extraordinary Life » (2008) ou « I Believe » (2010) mais c’est le tube interplanétaire « Heat Of The Moment » que l’ensemble du public reprend en cœur à la fin du concert, de quoi faire frissonner les plus récalcitrants. Un Album indispensable pour tous les fans du groupe puisqu’il marque la fin de l’ère Steve Howe. [Ph. Saintes 

     


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  • Ring Of FireRING OF FIRE

    Battle of Leningrad 

    Frontiers / Harmonia Mundi

    Metal néo-classique

    Tony MacAlpine a fait partie de cette génération propulsée il y a 30 ans au rang de génie absolu. Pionnier du metal néo-classique en compagnie des Yngwie Malmsteen, Joe Satriani, Steve Vai, Marty Friedman, Jason Becker ou Vinnie Moore, il a exploré en profondeur l'utilisation des arpèges. Déjà rôdé à la discipline de groupe en studio avec le projet M.A.R.S. (MacAlpine, Aldridge, Rock, Sarzo) ou sur scène avec…Michel Polnareff, il a retrouvé en 2013 le chanteur Mark Boals et le claviériste Vitalij Kuprij pour un cinquième album de Ring of Fire. Notons aussi la présence discrète sur ce disque de Timo Tolkki (ex-Stratovarius) à la basse. Si Accept évoquait en 2012 de la bataille de Stalingrad, Ring of Fire retrace à sa manière, sans propagande, l’histoire du siège de Leningrad, l’un des plus longs de l'histoire moderne. Même si le metal reste la valeur dominante de la formation, on sent très bien que ses musiciens ne souhaitent pas se laisser enfermer dans un carcan musical. L’accrocheur « Fire Wind », l’enlevé « Empire » ou le terriblement mélodique « The Land Of Frozen Tears » affichent suffisamment de qualités pour nous faire décerner à cet album une distinction. [Ph. Saintes]

     

     

     


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  • House of Lords - Precious MetalHOUSE OF LORDS

    Precious Metal

    Frontiers / Harmonia Mundi

    Hard mélodique

    House of Lords, formation mythique de la scène US, a vu passer en son sein Greg Giuffria (Angel), Chuck Wright (Quiet Riot), Sean McNabb (Dokken), Ken Mary (Alice Cooper) ou Tommy Aldridge (Whitesnake)…Paradoxalement, il ne bénéficie que d’un fragile succès. Des 25 ans de carrière du groupe, il reste surtout le souvenir des bons moments et des émotions intenses que nous avait procuré Sahara, dès 1990. Bien sûr du line-up originel il ne reste que James Christian, le chanteur, mais cet album révèle des qualités et un si grand enthousiasme que l’on aurait tort de faire la moue. De facture classique, les compositions reflètent toutefois l’étendue du champ d’inspiration des groupes de hard médium contemporain. On passe ainsi d’un tempo effréné (« Permission to Die ») à une ballade (« Precious Metal) » en passant par un morceau au refrain captivant (« Raw ») ou le diabolique « Enemy Line » qui se danse poing levé. House of Lords s’attache à concilier ses premiers amours, comprenez le hard rock mélodique et le son des bonnes productions actuelles. C’est à la fois moderne et nostalgique, mélodieux et varié. Pour James Christian la reconversion n'est assurément pas encore pour tout de suite ! [Ph. Saintes]

     

     


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