• Kiss Rocks Vegas - Cover

    KISS

     Kiss Rocks Vegas 

    Eagle Rock Entertainment 

    Avec Kiss, c’est Broadway qui s’invite à Las Vegas ! Ecrans géants, effets pyrotechniques, maquillage, costumes extravagants, tout y passe. Et lorsque le bombardement collectif ne suffit plus, on fait appel aux pirouettes solitaires et homériques pour épater la galerie. Entre cracheur de feu, guitares enflammées et batterie hydraulique, Kiss interprète ses plus grands tubes. Le groupe (qui est arrivé en hélicoptère) parvient toujours à donner la folie communicative que l’on attend de lui et à faire flamber son jeu, normal lorsque l’on se produit dans la capitale du vice ! Seul petit bémol, la voix de plus en plus abîmée de Paul Stanley. Capté en novembre 2014, Kiss Rocks Vegas est un live esthétisant, professionnel, une véritable féerie aux images parfaites. A titre de comparaison, le show de Twisted Sister également filmé dans la salle de spectacle du Hard Rock Casino, ressemble à un feu de camp pour fête de patronage. Le DVD/Blu-ray a même droit à son bonus avec un set intimiste de 7 titres en acoustique, naturel et sans retenue. Le flamboyant spectacle a déjà fait trembler des centaines de salles de cinéma partout dans le monde. Cela s’ap­pelle faire sauter la banque ! [Ph. Saintes]  

    KISS Rocks Vegas DVD+CD, Blu-ray+CD, DVD+2LP et edition “Deluxe” DVD+Blu-ray+2CD. 

     


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  •   Faithsedge - Restoration

    FAITHSEDGE

     Restoration

    Scarlet Records

    Les fans de Stryper boivent du petit lait. Alors que Michael Sweet vient de sortir le tonitruant One Sided War, son comparse Tim Gaines (basse) l’a précédé avec le groupe Faithsedge, dont la réputation grandit lentement mais sûrement. Ce quintet impromptu est composé, outre Gaines, du batteur Matt Starr (Ace Frehley / Mr. Big), du guitariste Alex De Rosso (Dokken), du claviériste Alessandro Del Vecchio (Hardline/ Revolution Saints) et du chanteur Giancarlo Floridia.  Après les présentations, portons l’oreille sur le résultat d’une si brillante relation. Le combo américano-italien nous régale d’un (troisième) CD de rock mélodique musclé et aérien. La production classieuse trouve une certaine légitimité dans la qualité des parties de guitares et une section rythmique impeccable. Faithsedge a su évoluer dans une sophistication de bon aloi sans tomber dans une mièvrerie à bas prix. Dès l’intro de « Never A Day », le son vous saute au visage et met en relief les excellentes compositions que sont « This War », « You Cannot Give Up », « Faith and Chris » ou « Taking Our Lives » pour ne citer que les plus en vue. Vous pouvez y aller les yeux fermés. [Ph. Saintes]  

     

     


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  • Jorn Heavy Rock Radio Album

    JORN

    Heavy Rock Radio 

    Frontiers / Harmonia Mundi

    Jørn Lande se transforme en animateur pour ce nouvel album de reprises. Refusant le cloisonnement musical, et c’est vrai qu’en la matière il n’a de leçon à recevoir de personne, il enchaîne « I know There's Something Going On » de Frida à « Running Up That Hill » de Kate Bush ; « Rev On The Red Line » de Foreigner à « You’re The Voice » de John Farnham ; « Live To Win » de Paul Stanley (Kiss) à « Don’t Stop Believing » de Journey ; « Killer Queen » de Queen à « Hotel California » des Eagles ; « Rainbow In The Dark » de Dio à « The Final Frontier » d’Iron Maiden et « Stormbringer » de Deep purple à « Die Young » de Black Sabbath. Une sélection pleine de goût dont on retiendra évidemment l’interprétation orientée metal. Outre des musiciens de studios, le chanteur norvégien a fait appel à l’excellent guitariste Trond Holter (Wig Wam), déjà complice en 2015 sur le concept album Dracula Swing of Death. Plus fort que ‘Les Classiques’ de Marc Ysaye, plus lourd que les ‘Nocturnes’ de Georges Lang, ce Heavy Rock Radio de Jorn ne déparerait pas en revanche dans une play-list de Tonton Zézé ! On prend beaucoup de plaisir à  l’écoute de ce juke-box et on savoure ces 12 morceaux de « Classic Rock » revisités par un féru de musique à la culture encyclopédique ! [Ph. Saintes] 


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  • MICHAEL SCHENKER’TEMPLE OF ROCK

    MICHAEL SCHENKER’S TEMPLE OF ROCK

    On A Mission : Live In Madrid 

    In-Akustik/ Harmonia Mundi 

    Les premières notes de l’intro « Ocean Odyssey » vous dresse le poil. Avec ce Live dénué du moindre temps mort, Michael Schenker montre qu’il ne s’est pas produit sur la scène du Joy Eslava de Madrid le 19 novembre 2015 pour démontrer une éventuelle satisfaction personnelle, mais seulement pour perpétuer l’esprit d’une fête riche en décibels, en partageant quelques riffs avec ses fans espagnols.  Le Mad Axeman a revisité pour l’occasion sa glorieuse épopée que ce soit UFO (« Doctor Doctor », « Lights Out »), Scorpions (« Lovedrive », « Coast To Coast »), MSG (« Victim Of Illusion ») ou son nouveau groupe Temple Of Rock (« Live And Let Die »). Accompagné de deux anciens collègues des ‘Scorps’, le bassiste Francis Buchholz et le batteur Herman Rarebell, du chanteur Doogie White et du guitariste/claviériste Wayne Findlay, le cadet des Schenker a trouvé la bonne alchimie. On apprécie sur le 1er CD l’hommage à Ronnie James Dio (« Before The Devil Knows You’re Dead ») mais l’intensité croissante de ce concert atteint son paroxysme sur la 2è rondelle avec « The Lost And Lonely », «  Rock You Like A Hurricane », « Rock Bottom » et « Horizons ». Le groupe a conclu la soirée avec le classique « Blackout ». Les plus mordus se sont déjà procurés l’édition collector riche de nombreux bonus, les autres découvriront sur le format double CD, blu-ray/DVD, la totale de ce concert énergique. [Ph. Saintes]


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  • RAINBOW : Monsters Of Rock – Live At Donnington 1980

    RAINBOW

    Monsters Of Rock – Live At Donnington 1980

    Eagle Rock 

    Ce concert de Rainbow au Castle Donnington le 16 août 1980 immortalise la dernière apparition du line-up Ritchie Blackmore (guitare)-Don Airey (claviers)-Graham Bonnet (chant)-Roger Glover (basse) et Cozy Powell (batterie). Le CD (12 titres) est accompagné d’un DVD de 30 minutes contenant les seules images qui subsistent de cette splendide prestation. Guitariste émérite mais égocentrique, Blackmore n’est cependant pas omniprésent. Sur la scène du festival anglais, il a laissé un champ d’action large à ses collègues. Glover est à la hauteur de sa réputation, Bonnet est convaincant, Don Airey brille de mille feux de ses claviers sur « Catch The Rainbow » ou le sublime « Difficult To Cure » tandis que le regretté Cozy Powell impressionne de puissance derrière sa batterie. C’est un Rainbow tout ce qu’il y a de plus classique avec des titres imparables (« Since You’ve Been Gone », « Stargazer », « Lazy »,) et solides (« Lost In Hollywood », « All Night Long ») que le public n’a pas manqué de célébrer. Ce soir-là, le hard-rock classique de l’arc-en-ciel a fait mouche et quelle joie d’entendre le chef d’œuvre majeur « Long Live Rock’n’Roll » en dernier rappel, histoire de voir le père Blackmore balancer sa Strat dans un ampli qui s’enflamme. Un show explosif, on vous dit ! [Ph. Saintes] 


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  •  RESURRECTION KINGS : Resurrection Kings (album du mois)

     RESURRECTION KINGS

     Resurrection Kings

    Frontiers / Harmonia Mundi 

    Craig Goldy (ex-Dio) ne survit plus aujourd’hui que dans la mémoire de quelques nostalgiques. Piqué au vif par la réunion de trois membres originels de Dio (cf. Last In Line), le guitariste de San Diego a décidé de sortir de l’oubli. Pour ce premier album de Resurrection Kings, il a eu l’intelligence de ne pas se laisser enfermer dans le trip guitar-hero, en formant un véritable groupe avec de vraies chansons. On remarque bien évidemment l’insolente virtuosité de Craig, mais aussi le timbre chaud de Chas West (ex-Lynch Mob) qui ne laisse personne  indifférent. Le line-up est complété par le bassiste Sean McNabb (Lynch Mob, Dokken, Quiet Riot) et le batteur Vinny Appice, avec lequel Goldy entretient des relations d’amitié depuis l’époque Dio. L’ombre de Ronnie James plane d’ailleurs sur certains titres. On trouve aussi des analogies avec Led Zeppelin, Whitesnake et Rainbow. A noter que plusieurs morceaux ont été écrits ou co-écrits par le compositeur italien Alessandro Del Vecchio (Hardline, Revolution Saints), fidèle serviteur du label Frontiers et champion de la mélodie. Alliant technicité et musicalité, Resurrection Kings est un disque qui mérite de se tailler une place dans votre univers musical. [Ph. Saintes] 

     


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  • Stryper : Fallen

      STRYPER 

     Fallen 

     Frontiers Records

    Ragaillardi par l’inattendu engouement de sa précédente galette No More Hell To Pay, le porte-drapeau du white metal passe à l’offensive. Stryper n’a pas peur de parler des clichés populaires ou de la façon dont le cinéma tourne en dérision les croyants (« Big Screen Lies »). Loin d’être dans les nuages, la spiritualité du quatuor est ancrée dans le monde réel. Il y a aussi des références bibliques dans ses textes. « Fallen », le titre éponyme raconte la descente aux enfers de…Lucifer, l’archange déchu ! Résolument moderne, allant du hard instantané (« The Calling ») au plus heavy (« Pride ») en passant par le style mélodique (« Heaven ») ou groovy (« Let There Be Light »), cet album est une bouffée d’air chaud à l’approche de l’hiver. L’influence des riffs incisifs de Tony Iommi est clairement revendiquée ici. Le groupe a d’ailleurs eu la bonne idée d’enregistrer une solide reprise de Black Sabbath (« After Forever »). Autre coup de cœur, l’épique « Yahweh », un morceau entrecoupé de breaks changeants et autres arabesques, qui emprunte des éléments chez Judas Priest, Iron Maiden et même Metallica. Guitares et vocaux s’entremêlent à merveille. Même les tympans des metalleux agnostiques succomberont sans coup férir. A quand Stryper au Hellfest, nom de Dieu ? [Ph. Saintes]

     


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    DiMino Old Habits Die Hard

     FRANK DIMINO

     Old Habits Die Hard

    Frontiers / Harmonia Mundi

    Frank DiMino est le chanteur du groupe Angel, ce qui est déjà un argument. L'archange blanc version heavy metal fut découvert par hasard dans un club de Washington par Gene Simmons.  Le patron de Casablanca, Neil Bogaert vit tout le parti que l'on pouvait tirer d'un groupe dont la musique mélangeait hard rock hargneux et musique progressive esthétique. On allait donc faire dans l'angélique après le « démoniaque » avec Kiss. Un début de carrière météorique récompensera le talent des musiciens. Même s'il n'a vendu que trois millions d'albums, Angel est aujourd’hui considéré comme un groupe « culte ». Ses musiciens ont eu le mérite d'explorer une voie difficile, celle du rock positif. Pour ce come-back, DiMino a décidé de frapper un grand coup avec la complicité de musiciens fortiches : Oz Fox (Stryper), Paul Crook (Meat Loaf, Anthrax), Pat Thrall (Hughes/Thrall), Punky Meadows et Barry Brandt (Angel), Eddie Ojeda (Twisted Sister), Rickey Medlocke (Blackfoot, Lynyrd Skynyrd),… Du coup, cela donne onze morceaux époustouflants avec des riffs obsédants, des solos de guitares saisissants et un groove entraînant. Le tout est joué avec une puissance de feu et une joie d’être encore là. Old Habits Die Hard c’est du .44 calibre hard-rock !  [Ph. Saintes]


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  • JORN LANDE & TROND HOLTER present DRACULA


    JORN LANDE & TROND HOLTER present DRACULA

     Swing of Death

    Frontiers / Harmonia Mundi  

     Opéra Rock 

     

    Lâchez vos crucifix et décrocher les gousses d'ail, Jørn Lande est de retour ! Avec la complicité du guitariste Trond Holter (Wig Wam), le chanteur norvégien s’est lancé dans la réalisation d’un album concept retraçant la quête d’un amour impossible et la solitude de Vlad l’Empaleur, alias Dracula, né sous la plume du romancier irlandais Bram Stoker en 1897. Lande joue le rôle du vampire transylvanien assoiffé de sang tandis que la jolie Lena Fløitmoen Børresen interprète Mina le grand amour du Prince de la nuit. Les dix morceaux sont captivants et les musiciens savent vraiment mettre leurs aptitudes au service de l’histoire. L’emballage et la production sont sans reproche, cependant « Swing Of Death » est un concept désuet car déjà entendu en d’autres temps. Parmi les influences évidentes, citons Meat Loaf, Queen et Alice Cooper. Cet opéra rock composé de chansons mélancoliques et mélodiques pourrait faire croire à une marche en avant, une exploration aventureuse, mais c’est plutôt un retour en arrière qu’il propose en réalité. Il ne surprendra certainement pas le commun des mortels mais procurera tout de même des sensations fortes aux… mordus de ces artistes venus du froid. [Ph. Saintes] 

     


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  •  Europe : War of Kings cover

    EUROPE

    War Of Kings

    UDR

     

    Le gang de Joey Tempest a habilement posé ses pions avec ce 10èalbum studio enregistré à Stockholm sous la direction de Dave Cobb (Rival Sons). Tout le côté récréatif de Europe est représenté dans ces douze morceaux. La chanson-titre, avec son riff d’introduction terrassant, est de la veine d’un Black Sabbath période Dio. « Hole in My Pocket » est un rock qui cogne, « Nothin’ To Ya » un soul torride alors que « The Second Day » se clôture dans un psychédélisme bluesy. Les cinq musiciens continuent d’exploiter le filon blues rock avec ce sens de la mélodie suave et des solos trempés de majestés du Guy l’Eclair du manche, John Norum (« Praise You », « Angels With Broken Hearts »). En prime, « Days Of Rock’n’Roll » où on jurerait Rainbow, sans oublier quelques incursions en territoire Led Zep (« Children Of The Mind », « Rainbow Bridge »). Enfin, l’instrumental lancinant « Vasastan » semble sorti du médiator du regretté Gary Moore. Pour cet album, Europe ne cache pas d’avoir planté ses racines dans la terre des seventies. En plus de rendre un digne hommage à leurs glorieux aînés, les Suédois proposent un classique pour les années à venir. Immanquable ! [Ph. Saintes]

     

     


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