• Accept

    Triomphe au PPM Fest 2012

    Wolf Hoffmann au PPM Fest 2012

     Photo : Deadly Pix

    Le Power Prog Metal Festival 2012 a vécu et bien vécu. Trois jours de bonnes musiques sur le site du Lotto Expo, à Mons. Plus de trente groupes se sont succédés sur deux scènes au cours de ce week-end de Pâques (6-8 mai). L’organisation fut irréprochable (Bravo Tony !). Pour un peu, on se serait cru au club Med ! La bière a coulé flots, sans échauffer les esprits : les metalleux savent se tenir en société et une ambiance baba-cool régna pendant toute la durée du festival. En guise d’apothéose, le show d’Accept samedi, deux heures intenses de hargnes rock’n’roll nous ont laissé sur les genoux. Les Teutons sont toujours en forme. Mark Tornillo est plus fauve que jamais, Peter Baltes martèlent toujours aussi fièrement sa vieille basse Fender, Stefan Schwarzmann frappent fort et juste sur ses très nombreux fûts, enfin la paire Wolf Hoffmann-Herman Frank se complète à merveille dans des exercices – guitaristiques – souvent périlleux. Il est des moments qu'il est impardonnable de rater !

    Accept PPM Fest 2012

    Photo : Deadly Pix

     Set List :

     HellFire

     Stalingrad

     Restless & Wild

     Living For Tonite

     Breaker

     Son of A Bitch

     Monstermann

     Bucket Full of Hate

     Shadow Soldiers

     Solo Wolf Hoffmann

     Neon Nights

     Bulletproof

     Losers and Winners

     Aiming High

     Princess of the Dawn

     Up to the Limit

     No Shelter

     Pandemic

     Fast as a Shark

     Rappel :

     Metal Heart

     Teutonic Terror

     Balls To the Wall

    Peter et Wolf au Lotto Expo à Mons Photo : Deadly Pix

    Prochainement sur cette page, nous vous proposerons une interview exclusive de Peter Baltes. Stay Tuned Folks !

     

    Phil.

     


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  • Gilby Clarke

    Wattrelos (La Boîte à Musique)

    le 12 février 2012

    La boîte à Musique est un club pas plus grand qu’une demi-locomotive, sans « flonflons » ni décorum, où les Nordistes ont la possibilité d'assister à des concerts intéressants, L.A. Guns, Pretty Boy Floyd ou plus récemment Gilby Clarke et ce pour la somme « hallucinogène » de 17 euros. Il est vrai que le comptable local équilibrera bien vite son budget prévisionnel grâce à la division « bibine ».

    Gilby Clarke à Wattrelos

    Photo : Deadly Pix 

      

    A l'initiative de Dominique Berard, l’ancien guitariste des Guns N’Roses faisait donc escale dans ce monde souterrain pour sa troisième (et dernière date) sur le sol français après Montbelliard et Savigny le Temple. Flanqué de deux frangins suédois (basse et batterie) baptisés les "Swedonites", l’ami Gilby s’élançait pour soixante-quinze minutes d’énergie non contenue, aussi surprenante que fructueuse pour un musicien qui semblait se chercher quelque peu ces dernières années. Au programme des morceaux de la période Guns (« It’s so easy », « Knockin' on Heaven's Door »); le « Monkey Chow » du Slash's Snakepit; « Be Yourself » chanson composée pour le projet éphémère Rockstar : Supernova ; « Motorcycle Cowboys », clin d’œil au groupe « Kill For Thrills » sans oublier les titres phares de la carrière solo du six-cordistes

    (« Black », «Cure Me... Or Kill Me... », « Tijuana Jail »). Les titres claquaient comme des coups de fouet. Gilby s’aventure à l’occasion en terrain inconnu, comme cette reprise des Sex Pistols « Pretty Vacant » façon cours de récréation avec la complicité des musicos de Badmouth, qui avaient aussi assuré la 1ère partie.

      

    Gilby Clarke Wattrelos (2)

     Photo : Deadly Pix

    Gilby Clarke n’est peut-être pas un grand chanteur (il est le premier à le reconnaître) mais il ne manque pas de piquant, et pour tout dire, cela n’est pas fait pour nous déplaire.

      

    Phil.


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  • Kiss Kruise

    "Wet Wild &Rockin' "

    Kiss Kruise 2011 

     

    Bienvenue à bord ! C’est le Destiny l’un des fleurons de la Navy qui servait de cadre à la première Kiss Kruise, l’événement rock’n’roll de cet automne. Plus de exceptionnelle à destination des Bahamas. Le plus jeune passager n’avait pas un an alors que les plus anciens affichaient plus de 70 balais. Fans de la première heure ou novices, peu importe, ils étaient tous des amis de Kiss. 

     

    Tandis que les amarres sont larguées sur le coup de 5pm, les « Dieux du Tonnerre », entament les premières notes de « Hotter Than Hell » en configuration acoustique, sans le traditionnel maquillage. Un début de croisière très intime donc. Des chansons mises à nu comme « Dr. Love », « Black Diamond », « I Love It Loud » sont tout simplement sublimes. Paul Stanley est incontestablement le maître à bord, Eric Singer impressionne derrière sa batterie mais aussi au micro lors de l’interprétation du hit « Beth », Gene Simmons a du mal à tenir en place sur son tabouret, quant à Tommy Thayer il assure vraiment à la guitare acoustique. On se régale en écoutant « Sure Know Something » et « Shandi » qui rappellent l’époque Dynasty-Unmasked . Kiss délivre une superbe prestation scénique, pleine de feeling et d'enthousiasme. Les quatre musiciens se sont même permis quelques improvisations sympas comme un medley regroupant trois titres de l’énigmatique « The Elder » (« Just a Boy », « I », « Mr. Blackwell »). Au total, sept morceaux seront ajoutées à la set-list initiale dont « Every Time I Look At You » et « I See You Tonite ». Suivent « Anything For My Baby», «Two Timer », « C'mon And Love Me » et bien entendu l’inévitable « Rock and Roll All Nite ». Du bon, du rare et de l’inédit. C’est parti et bien parti !

     

    Kiss Kruise 2011 (2) 

     

    Le vendredi 14, le Destiny fait escale à Half Moon Cay, centre de villégiature aménagé sur l'île de Petite San Salvador. Après une journée sportive ou de farniente selon les goûts, les plaisanciers peuvent assister au premier show indoor sur le paquebot. En tenue de combat cette fois, Paul, Gene, Eric et Tommy se montrent délibérément ravageur et redoutable. Le groupe emprisonne le public dans un étau et serre la vis, petit à petit, alignant les surprises. Pratiquement tous les titres de l’album de 1975 y passent. Même sans explosif, le quartet ne relâche pas la pression. Kiss est comme une vague qui entraîne tout sur son passage. Comme avec les Monthy Python, il faut se coller au hublot si on ne veut pas rater une miette car les titres les plus inattendus s’enchaînent : « Room Service », « Take Me », « Goin' Blind », « Rock Bottom » et surtout « All The Way », un morceau obscur de Hotter Than Hell (1974). Seul le dispensable « Lick It Up » fait tâche dans ce répertoire ‘70s. La formidable ballade acoustique « Hard Luck Woman » est reprise en cœur par un public en extase. Le concert va se terminer comme un rêve éveillé avec l’hymne indémodable « Rock’n’Roll All Nite », sous une pluie de confettis évidemment. Au moment où les lumières se rallument, nous avons tous l’impression d’avoir assisté à un concert historique. Les « Awesome » se répètent comme un écho dans le Palladium, une salle d’une capacité de 1600 places. 

     

     Kiss Kruise 2011 (3)

     

     Kiss a laissé son public dans un état d’euphorie absolue vendredi soir. Et ce n’est pas fini. Les participants seront immortalisés avec les quatre super-héros au cours d’interminables séances photos. Sur le navire, le logo Kiss-Kruise est partout, des serviettes aux jeux de cartes du casino. Une énième manifestation de la démesure de la légende.

     

     Kiss Kruise 2011

     

    Un nouveau concert électrique vient surchauffer le Destiny le samedi, pendant l’escale à Nassau, capitale des Bahamas. Ce soir, trois chansons supplémentaires sont délivrées. Le gang débute en effet avec « I Stole Your Love » suivi de « Getaway » (chanté par Singer), encore un titre inédit de Dressed to Kill. Hystérie collective ensuite sur les classiques que sont « Strutter», « Nothin’ To Lose », « Parasite » ou « Shout it Out Loud ». Lors du rappel, Kiss se fend d’un « Detroit Rock City » apocalyptique. Redoutablement présent à la guitare, Tommy Thayer, achève de convertir les ultimes réfractaires. Une fois encore, les mines réjouies des fans à la fin du show attestent de l’ampleur de la prestation de leurs idoles. 

     Kiss n’est cependant pas le seul animateur de ce voyage. Les activités à bord sont nombreuses : comédie (Craig Gass) discothèque, piano-bar, salle de jeux, concours make-up, soirées costumées et pas moins de vingt concerts (Radiolucent, The Big Rock Show, Brian Collins Band,…).

    Le dimanche, nous nous installons confortablement dans les gradins du Palladium pour assister aux prestations des principaux invités de Gene Simmons et Paul Stanley. Le menu aurait pu s’intituler « Les bons, les brutes et les truands ». Les canadiens de The Envy représentaient pour beaucoup l’inconnue de cette croisière musicale. Membre de l’écurie Simmons Records, cette jeune formation qui navigue entre Coldplay et U2, a rapidement trouvé un écho plus que positif parmi l’assemblée. Son EP éponyme contient de véritables merveilles dont le single « Don’t Let Go » co-écrit par Desmond Child, le faiseur de tubes des années’80. A noter qu’Izzy, le batteur de The Envy, est originaire de Toulouse.

     

     Kiss Kruise 2011

     

    Ladiiies and gentlemêêên voici venir Bad City. Dès les premières mesures de « Do You Believe in Rock’n’Roll », ce sont cinq bolides survoltés qui prennent la scène d’assaut. Le chanteur Josh Caddy, en particulier, fait preuve d’une fougue dévastatrice. Le titre du premier CD du combo, Welcome To The Wasteland, condense assez bien l’essence de ce qui fait Bad City, c’est à dire une sorte de révolte typiquement adolescente et une attitude définitivement rock. Ses membres ont de toute évidence été marqués par les Guns N’ Roses et Skid Row.

      

      

    Tiens en parlant de Skid Row, c’est la joyeuse bande d’allumé du New jersey qui a l’honneur de clôturer la fiesta. Hisser le pavillon noir ! Snake & Co délivrent sans fléchir de furieuses versions de « Big Guns », « Monkey Business », « 18 And Life » et « Sweet Little Sister » ainsi que l’excellente reprise des Ramones « Psychotherapy » avant d’en terminer avec le fameux « Youth Gone Wild », repris à tue-tête par les Kiss Kruisers. Un dernier show meurtrier ! 

     Kiss Kruise 2011-Skid Row

      

    Lundi matin, retour à Miami. Il est alors temps de rassembler nos effets personnels et de faire les comptes. Une croisière 200% folle, 100% idyllique (et alcoolique pour certain) et 100% réussie. Bref, Kiss ne nous a pas menés en bateau. Il nous reste maintenant à nous remettre de nos émotions, car mine de rien, une telle croisière, ça….use ! [Ph. Saintes]   

     


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