• Malgré la concurrence de plus en plus vive des autres festivals Metal : Hellfest (France), Bang Your Head (Allemagne), Download (Angleterre),… la 19è édition officielle du Graspop a accueilli une foule enthousiasme qui s’est déplacée de toute l’Europe. Après trois jours de pluie, un soleil radieux a accueilli 32 groupes le dimanche ainsi que cinquante mille aficionados qui s’étaient donné rendez-vous pour une affiche à nouveau très disparate puisqu’on retrouvait notamment les macabres Death DTA, les hardos de Scorpions of Child, les métalleux symphonistes de Rhapsody Of Fire et le groupe de Metalcore Heartbreed. La nouvelle formule avec deux scènes principales(comme à Clisson) a rencontré un franc succès selon les organisateurs. Une organisation parfaite qui allait d’ailleurs permettre d’enchaîner les prestations. Les joyeux musicos d'Anthrax se sont bien éclatés sur « I am the law » et leur cover d’« Antisocial ». C’est ensuite avec le Vandenberg’Moonkings que nous pûmes découvrir la scène du Metal Dome. La formation de l’ancien guitariste de Whitesnake a suscité les plus vives satisfactions. On se réjouit déjà de revoir le quatuor au Raimes Fest en septembre. 

    Vandenberg'Moonkings

     Vandenberg’Moonkings : Belle surprise 

    Copyright Phil de Fer © 2014

    Alice in Chain - Graspop 2014

    Jerry Cantrell (Alice in Chains) : redécouverte

    Copyright Phil de Fer © 2014

    Beaucoup de passion déployée aussi pour Sebastian Bach, un chanteur qui tire toujours son épingle du jeu et qui fut l’un des héros de la journée. Sur la mainstage 1, on  saluera la prestation sobre et efficace d’Alice in Chains. En revanche, l’autre formation de Seattle, Soundgarden n’a pas donné, en soirée, la pleine mesure de son talent. Chris Cornell et ses musiciens n’ont recueilli des applaudissements que par estime et respect de l’assistance. Juste avant la tête d’affiche, Rob Zombie a lui déclenché une grosse  ferveur avec son croque monstre show. Les nombreuses pitreries physiques du chanteur, associées aux prestigieuses démonstrations de six-cordes de John 5, parvinrent à convaincre la foule. Enfin, la vieille garde sonnait son retour pour la joie, intense des spectateurs demeurés entièrement dévoués à la cause de Black Sabbath. Certes, Ozzy Osbourne (65 piges tout de même) n'a plus le ton juste et oublie même de chanter dans le micro  ("Iron Man") mais on s’en bat les nouilles, voir la légende sur scène en 2014 et entendre « War pigs », "Snowblind" ou "Paranoid" balancés par trois des quatre membres du groupe d'origine suffit à notre bonheur. Une belle apothéose !  (Philippe Saintes)

     Soundgarden - Graspop 2014

    Chris Cornell (Soundgarden), un look à la Johnny Depp

     Copyright Phil de Fer © 2014

    Black Sabbath - Graspop 2014

    Ozzy clown dément 

     Copyright Rudy De Doncker © 2014


    votre commentaire
  • En 1990, l’album Pornograffitti avait reçu les éloges de la presse internationale. Cet album mêlant la musique épique de Queen, les envolées de haute voltige de Van Halen et le hard-fusion des Red Hot Chilli Peppers, avait atteint la 10è place au Billboard 200 US (double disque de platine). 24 ans plus tard, les revenant funksters bostoniens,  rejouent sur scène l’intégralité de ce disque légendaire.  

    Extreme – Cologne (Live Hall) 12 juillet 2014

      "More Than Words" : indémodable

    Nous avons assisté samedi à l’époustouflante prestation d’Extreme au « Live Hall » de Cologne, dernière date du volet européen de sa tournée mondiale. Nuno Bettencourt a une fois de plus été à la hauteur de sa réputation avec un toucher phénoménal et des interventions instrumentales percutantes : l’intro « Flight of the Wounded Bumblebee » sur « He-Man Womant Hater » et un solo acoustique édifiant (« Midnight Express ») pendant le rappel. Le tandem rythmique Pat Badger-Kevin Figuerido (le remplaçant de Paul Geary) continue d’apporter le groove qui fait la force d’Extreme. Gary Cherone, impressionnant de maîtrise technique, bondit partout en enchaînant les classiques « Decadence Dance », « Get The Funk Out » et « When I’m President ». Le show se poursuit en douceur avec l’inoubliable ballade « More Than Words » reprise en cœur par la foule.

      

    Extreme – Cologne (Live Hall) 12 juillet 2014

      Gary Cherone : grand performer 

      

    En plus des titres de Pornograffitti, le groupe a délivré des morceaux imparables comme « Play with me », « Rest in Peace », « Am I Ever Gonna Change » et « Cupid’s Dead » qui ont clôturé cet excellent concert. Touché par l’accueil, les quatre sympathiques musiciens sont ensuite descendus dans la fosse pour saluer les fans après deux heures de musique. La grande classe !                                 

                                                                                                                            Phil de Fer

     

    Extreme – Cologne (Live Hall) 12 juillet 2014

    Extreme : toujours brillant !

    Extreme – Cologne (Live Hall) 12 juillet 2014 (3) 

    Nuno et sa Washburn N4

    Extreme – Cologne (Live Hall) 12 juillet 2014 (2)

    Pat Badger avait prédit la victoire de la Mannschaft en finale de la CM

     


    votre commentaire
  • Priss

    Priss

    DOLL STANLEY et LUDA CRISS

    Moa Henriksson (Doll Stanley) et Judy Cocuzza (Luda Criss)

     JEAN SIMONE

    Andrea Zemeno (Jean Simone)

     LACE FREHLEY

    Jennifer Paro (Lace Frehley)

    Priss, Tribute Band féminin de Kiss à profité de la Kiss Kruise III pour s'illustrer devant un parterre international, à bord du Norwegian Pearl. Nous avons surpris ces nanas dévergondées sans make-up sur le paquebot. Quel plaisir de voir ces teigneuses distiller des reprises efficaces. Le line-up tourne rond : Moa, Andrea, Jennifer et Judy sont des tigresses aux dents longues qui nous ont griffé de leurs ongles acérés. Un super concert avec de supers nanas !

    Doll Stanley

    Lace Frehley 2

    © Philippe Saintes

     

     


    votre commentaire
  • Night Ranger

    Les musiciens de Night Ranger ont le pied marin. Ce fut un plaisir de découvrir ce groupe en concert lors de la Kiss Kruise III. Le groupe californien a pioché des titres comme « « Sing Me Away », « Sister Christian » ou « Don’t Tell Me You Love Me ». Le meilleur restait pourtant à venir avec deux classiques de Damn Yankees (groupe formé par Jack Blades avec Tommy Shaw de Styx et Ted Nugent) : « Sister » et High Enough » ainsi qu’une une reprise d’Ozzy Ozbourne (« Crazy Train »). On se souvient que Brad Gillis remplaça le regretté Randy Rhoads sur la tournée Speak of the Devil. Lors du second concert, nous avons eu droit à un rappel à la hauteur. Tommy Thayer est en effet monté sur scène pour interpréter « (You Can Still) Rock in America » et terminer en beauté cette croisière 2013 d’excellente facture. Et puis Night Ranger a su conquérir sans artifice, les fans de Kiss, ce qui reste quand même une performance. Phil de Fer

     

    Jack Blades

     

    Brad Gillis

     Joel Hoekstra

    Kelly Keagy

    Eric Levy

    © Philippe Saintes


    votre commentaire
  •  

    Kiss - Live Norwegian Pearl

    Kiss a enchaîné les bon coups au cours de cette croisière. Lors de la première soirée « indoor », la bande à Simmons a magistralement ouvert le feu avec « Anything For My Baby ». D’emblée, le son du StarDust Theater approche de la perfection et se maintiendra tout au long du show. Le groupe, en grande forme, après la tournée au Japon, a ensuite enchaîné avec des titres encore jamais interprété live (« Ladies In Waiting », « Almost Human », « The Oath », « Mainline ») suivi de quelques classiques tels que « Love Gun », « Black Diamond », « Detroit Rock City », et l’inévitable « Rock’n’Roll All Nite ». Le 2è soir, c’est le fabuleux « Love Her All I Can » qui a démarré la set-list. Kiss a manifesté son désir de surprendre en puisant dans son large répertoire. Il a ainsi contenté ses fans les plus acharnés, donc les plus fidèles, avec ce spectacle mêlant professionnalisme et spontanéité. Après la déception du Hellfest, l’été dernier, ce double concert électrique en mer, tend à nous rassurer quant à la vitalité des superhéros du rock. (Phil.) 

     Eric Singer (KK III)

      Tommy Thayer - Kiss Kruise III

    Gene Simmons - Kiss Kruise III

    Paul Stanley Kiss Kruise III

    © Philippe Saintes 

     


    votre commentaire
  •  Kiss Kruise

       © Will Byington Photography

    La Kiss Kruise III s’est déroulée du 28 octobre au 1er novembre. Plus de 2000 fans issus de 33 pays ont embarqué à Miami, en Floride, pour une déambulation en musique jusqu’à Key West et Great Stirrup Cay, un île des Bahamas. La formule à fait ses preuves. Kiss s’est produit à l'intérieur du navire (deux shows avec des titres jamais joués auparavant en public) et à l'extérieur (un concert acoustique sans maquillage) offrant à ce séjour à thème une couleur rock assez originale. On a également pu croiser à bord les toujours excellents Night Ranger et plusieurs jeunes groupes qui tendent à être connus : Leogun, Tyler Bryant & The Shakedown et le tribute band féminin Priss. Nous avons également rencontré avant le départ, l’ancien guitariste de Kiss, Bruce Kulick qui nous a confirmé la sortie prochaine de son quatrième album solo via le label Frontiers Records. (Phil.) 

    Kiss Kruise III

     Kiss Kruise III - Paul, Eric et Tommy

     Kiss Kruise III (2)

    Kiss Kruise III - Paul

    Kiss Kruise III (3)

    © Philippe Saintes 


    votre commentaire
  • La 18ème  édition du Graspop n’est plus qu’un souvenir. 136.000 personnes sont venues faire la java sur la plaine de Dessel, en Belgique. Trois concerts sont sortis de lot pour faire l’unanimité. Le premier, c’est celui de Twisted Sister qui malgré la pluie battante a enchaîné vendredi les tubes à un rythme infernal, sans jamais laisser tomber la cadence. De « We're Not Gonna Take It » à « Come Out and Play » en passant par « I Wanna Rock » ou « It’s Only Rock’n’Roll (But I Like It) », le tube des Rolling Stones : que du lourd !  

    Samedi, les monstres de Slipknot ont eux aussi délivré un show mémorable. Les spectateurs ont bravé des conditions climatiques difficiles pour assister à cette véritable orgie du metal. Au sec, la fête est encore plus folle. Dimanche, le festival s’est en effet poursuivi sous un grand soleil. Le groupe que tout le monde attendait, Iron Maiden, a porté l’estocade avec le show Maiden England qui fit son succès à la fin des années’80. L’on pouvait craindre qu’en vieillissant, les Anglais ne s’assagissent et que leur redoutable efficacité ne s’émousse. Cette tournée qui est également passée par le Sonisphere début juin, tend à nous rassurer quant à la vitalité de la bande à Steve Harris. Un spectacle très professionnel quelque peu gâché par la mauvaise sonorisation.   

    Mention très bien encore pour King Diamond, Saxon, Helloween et Newsted. Comme dit le proverbe : oldies but goodies ! 

    Compte rendu détaillé + photos dans le prochain Metal Obs : http://www.metalobs.com/

                                                                                                                 Philippe Saintes 

     

     


    votre commentaire
  • Le serpent blanc a encore réussi à satisfaire son public de fidèles venus nombreux dans la mythique salle de l’AB. On émet toutefois quelques doléances car même si nous adorons David Coverdale, nous n’en perdons toutefois pas notre sens critique. Tout d’abord, la durée un peu juste du set (1h30) entrecoupé de solos des deux guitaristes et d’un solo de batterie totalisant un quart d’heure de break. Même si ces démonstrations sont impressionnantes et ont toujours fait partie des concerts du Snake, le public se déplace surtout pour voir et entendre David Coverdale. Le chanteur quant à lui a perdu de sa puissance vocale. C’est indéniable ! Par contre, et pour notre plus grand bonheur, DC n’a rien perdu de sa superbe voix lorsqu’il chante a capella des titres obscurs comme « Blindman » à la demande de ses fans. Ces improvisations spontanées sauvent la mise et prouvent que le seul problème de DC est de ne plus avoir le coffre nécessaire pour percer ce mur de guitares. Sa voix reste chaude et suave.

      David Coverdale et Michael Devin

     

    La bête de scène reste aussi égale à elle-même : une communication exceptionnelle (le leader parvient à émouvoir son public, à le faire rire même à plusieurs reprises grâce à quelques allusions chargées d’autodérision et aussi à le chauffer à blanc), le jeu avec son pied de micro reste son apanage personnel et demeure redoutable. Les classiques s’enchaînent engendrant à chaque fois une clameur de satisfaction. « Is This Love », « Gambler », « Ready And Willing », « Still Of The Night », « Here I Go Again », « Fool For Your Loving », ... Il manquait néanmoins quelques titres essentiels comme “Slide It In”, “ Crying In the Rain » ou encore « Ain’t No Love In the Heart of the City”. Au rappel, le bassiste de Guns and Roses, Duff McKagan, est monté sur scène pour une jam enthousiaste. Bref, au final, ce concert restera un bon souvenir. L’avenir du chanteur se verrait plutôt dans une version acoustique. Ce que David Coverdale aurait déjà laissé sous-entendre. Wait and see...   

    David Sporcq  

    Reb Beach

    Doug Aldrich

    Tommy Aldridge

    Reb Beach et Doug Aldrich

    David Coverdale

    Duff McKagan

    Duff McKagan et Doug Aldrich

    Copyright Phil de Fer © 2013


    votre commentaire
  • Dans le cadre de la 2e édition du Stage On Rails Tribute Festival qui se tenait les 31 mai et 1er juin sur la plaine de l’ancienne gare de Ghislenghien, la journée du samedi consacrée au hard-rock méritait une attention toute particulière. Pari réussi pour les organisateurs qui ont accueilli ce qui se fait de mieux dans le circuit des Tribute Bands, des Anglais de Letz Zep et Guns N Roses Experience aux Français de SKOR (covers de Metallica). Au-delà du simple mimétisme juvénile, certains ont fait de cette passion une spécialité monomaniaque. Leur mission : interpréter le répertoire de groupes cultes.

     Copyright Phil de Fer © 2013

    Kiss Forever - Space Ace

    Zoltán Maróthy : "Shock Me"

    Kiss Forever - The Demon

    Pocky le meilleur sosie de Gene Simmons

    Les 1500 festivaliers ont ainsi apprécié le show des Hongrois du Kiss Forever Band, clone de Kiss. Zoltán Váry (Starchild), Pocky Demon, Zoltán Maróthy (Space Ace) et Radek Šikl (Catman) rejouent à la note près le répertoire de la bande à Gene Simmons qui reste une icône pour plusieurs générations de fans, comme en atteste la présence de nombreux jeunes aficionados maquillés, au premier rang. Une bonne partie des hits de Kiss  ("I Was Made For Lovin' You", "I Love It Loud", "Rock'n'Roll All Nite",...) ont été déversés comme une tornade de feu, feu qui fait d’ailleurs partie intégrante du set ! Le quatuor est même parvenu sans peine à insérer quelques évocations de Monster - le prodigieux "Hell or Hallelujah" en tête. De la conviction et beaucoup d’enthousiasme Kiss Forever a laissé une belle empreinte dans l’histoire de ce festival. 

    (Ph. Saintes) 

     

    Kiss Forever - Starchild

    Zoltán Váry en grande forme

     Kiss Forever -The Catman 

    Radek dans la tenue du Catman

       http://www.kissforeverband.hu/


    votre commentaire
  • On peut penser ce que l’on veut de Tempest, Norum et consorts, il serait malhonnête de ne pas reconnaître en Europe un savoir-faire et un enthousiasme communicatif dès lorsqu’il s’agit pour lui de fouler une scène. Cette escalade parisienne fut en tout cas une formidable démonstration de ce constat.

    Joey

    On devait d’ailleurs être fixé dès les premières mesures et l’entrée en matière retentissante en tri-dimension (« Riches to Rags », « Not Supposed to Sing the Blues » et « Firebox ». En forme individuellement, les Scandinaves plantaient leurs banderilles avec une belle efficacité pour ne plus lâcher leur proie cent minutes durant. La soirée s’est déroulée sous les meilleurs auspices, parsemés de clins d’œils comme cette incartade reggae d’un « No Woman No Cry » de Bob Marley au beau milieu de « Superstitious ». Seul à la guitare sèche, John Norum s’est aussi fendu d’une reprise de Fleetwood Mac « The World Keep on Turning » immédiatement suivie d’un court répit acoustique des plus plaisants (avec « Drink and a Smile » et « Open Your Heart »). Les batteries ainsi rechargées à bloc, la ligne droite finale pouvait se profiler, pied au plancher comme il se doit (« Girl From Lebanon », « Carrie », « The Beast », « Doghouse » et « Rock The Night »). Il était alors temps de passer au rappel fort logiquement conclu par l’hymne « Final Countdown ». Les musiciens de Europe ont privilégié les dernières compositions (interprétant sept titres de Bag of Bones et trois de Last Look at Eden) et on lui en sera gré, tant le souffle nouveau apporté par les albums en question est jouissif. Qu’ils soient en tout cas assurés de notre fidélité résolue et réaffirmée ! 

     John N

    Europe

    Ian

     John L er Mic

    John N(2)

     Rappel

    Copyright Phil de Fer © 2012


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique