•  Kiss Kruise

       © Will Byington Photography

    La Kiss Kruise III s’est déroulée du 28 octobre au 1er novembre. Plus de 2000 fans issus de 33 pays ont embarqué à Miami, en Floride, pour une déambulation en musique jusqu’à Key West et Great Stirrup Cay, un île des Bahamas. La formule à fait ses preuves. Kiss s’est produit à l'intérieur du navire (deux shows avec des titres jamais joués auparavant en public) et à l'extérieur (un concert acoustique sans maquillage) offrant à ce séjour à thème une couleur rock assez originale. On a également pu croiser à bord les toujours excellents Night Ranger et plusieurs jeunes groupes qui tendent à être connus : Leogun, Tyler Bryant & The Shakedown et le tribute band féminin Priss. Nous avons également rencontré avant le départ, l’ancien guitariste de Kiss, Bruce Kulick qui nous a confirmé la sortie prochaine de son quatrième album solo via le label Frontiers Records. (Phil.) 

    Kiss Kruise III

     Kiss Kruise III - Paul, Eric et Tommy

     Kiss Kruise III (2)

    Kiss Kruise III - Paul

    Kiss Kruise III (3)

    © Philippe Saintes 


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  • La 18ème  édition du Graspop n’est plus qu’un souvenir. 136.000 personnes sont venues faire la java sur la plaine de Dessel, en Belgique. Trois concerts sont sortis de lot pour faire l’unanimité. Le premier, c’est celui de Twisted Sister qui malgré la pluie battante a enchaîné vendredi les tubes à un rythme infernal, sans jamais laisser tomber la cadence. De « We're Not Gonna Take It » à « Come Out and Play » en passant par « I Wanna Rock » ou « It’s Only Rock’n’Roll (But I Like It) », le tube des Rolling Stones : que du lourd !  

    Samedi, les monstres de Slipknot ont eux aussi délivré un show mémorable. Les spectateurs ont bravé des conditions climatiques difficiles pour assister à cette véritable orgie du metal. Au sec, la fête est encore plus folle. Dimanche, le festival s’est en effet poursuivi sous un grand soleil. Le groupe que tout le monde attendait, Iron Maiden, a porté l’estocade avec le show Maiden England qui fit son succès à la fin des années’80. L’on pouvait craindre qu’en vieillissant, les Anglais ne s’assagissent et que leur redoutable efficacité ne s’émousse. Cette tournée qui est également passée par le Sonisphere début juin, tend à nous rassurer quant à la vitalité de la bande à Steve Harris. Un spectacle très professionnel quelque peu gâché par la mauvaise sonorisation.   

    Mention très bien encore pour King Diamond, Saxon, Helloween et Newsted. Comme dit le proverbe : oldies but goodies ! 

    Compte rendu détaillé + photos dans le prochain Metal Obs : http://www.metalobs.com/

                                                                                                                 Philippe Saintes 

     

     


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  • Le serpent blanc a encore réussi à satisfaire son public de fidèles venus nombreux dans la mythique salle de l’AB. On émet toutefois quelques doléances car même si nous adorons David Coverdale, nous n’en perdons toutefois pas notre sens critique. Tout d’abord, la durée un peu juste du set (1h30) entrecoupé de solos des deux guitaristes et d’un solo de batterie totalisant un quart d’heure de break. Même si ces démonstrations sont impressionnantes et ont toujours fait partie des concerts du Snake, le public se déplace surtout pour voir et entendre David Coverdale. Le chanteur quant à lui a perdu de sa puissance vocale. C’est indéniable ! Par contre, et pour notre plus grand bonheur, DC n’a rien perdu de sa superbe voix lorsqu’il chante a capella des titres obscurs comme « Blindman » à la demande de ses fans. Ces improvisations spontanées sauvent la mise et prouvent que le seul problème de DC est de ne plus avoir le coffre nécessaire pour percer ce mur de guitares. Sa voix reste chaude et suave.

      David Coverdale et Michael Devin

     

    La bête de scène reste aussi égale à elle-même : une communication exceptionnelle (le leader parvient à émouvoir son public, à le faire rire même à plusieurs reprises grâce à quelques allusions chargées d’autodérision et aussi à le chauffer à blanc), le jeu avec son pied de micro reste son apanage personnel et demeure redoutable. Les classiques s’enchaînent engendrant à chaque fois une clameur de satisfaction. « Is This Love », « Gambler », « Ready And Willing », « Still Of The Night », « Here I Go Again », « Fool For Your Loving », ... Il manquait néanmoins quelques titres essentiels comme “Slide It In”, “ Crying In the Rain » ou encore « Ain’t No Love In the Heart of the City”. Au rappel, le bassiste de Guns and Roses, Duff McKagan, est monté sur scène pour une jam enthousiaste. Bref, au final, ce concert restera un bon souvenir. L’avenir du chanteur se verrait plutôt dans une version acoustique. Ce que David Coverdale aurait déjà laissé sous-entendre. Wait and see...   

    David Sporcq  

    Reb Beach

    Doug Aldrich

    Tommy Aldridge

    Reb Beach et Doug Aldrich

    David Coverdale

    Duff McKagan

    Duff McKagan et Doug Aldrich

    Copyright Phil de Fer © 2013


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  • Dans le cadre de la 2e édition du Stage On Rails Tribute Festival qui se tenait les 31 mai et 1er juin sur la plaine de l’ancienne gare de Ghislenghien, la journée du samedi consacrée au hard-rock méritait une attention toute particulière. Pari réussi pour les organisateurs qui ont accueilli ce qui se fait de mieux dans le circuit des Tribute Bands, des Anglais de Letz Zep et Guns N Roses Experience aux Français de SKOR (covers de Metallica). Au-delà du simple mimétisme juvénile, certains ont fait de cette passion une spécialité monomaniaque. Leur mission : interpréter le répertoire de groupes cultes.

     Copyright Phil de Fer © 2013

    Kiss Forever - Space Ace

    Zoltán Maróthy : "Shock Me"

    Kiss Forever - The Demon

    Pocky le meilleur sosie de Gene Simmons

    Les 1500 festivaliers ont ainsi apprécié le show des Hongrois du Kiss Forever Band, clone de Kiss. Zoltán Váry (Starchild), Pocky Demon, Zoltán Maróthy (Space Ace) et Radek Šikl (Catman) rejouent à la note près le répertoire de la bande à Gene Simmons qui reste une icône pour plusieurs générations de fans, comme en atteste la présence de nombreux jeunes aficionados maquillés, au premier rang. Une bonne partie des hits de Kiss  ("I Was Made For Lovin' You", "I Love It Loud", "Rock'n'Roll All Nite",...) ont été déversés comme une tornade de feu, feu qui fait d’ailleurs partie intégrante du set ! Le quatuor est même parvenu sans peine à insérer quelques évocations de Monster - le prodigieux "Hell or Hallelujah" en tête. De la conviction et beaucoup d’enthousiasme Kiss Forever a laissé une belle empreinte dans l’histoire de ce festival. 

    (Ph. Saintes) 

     

    Kiss Forever - Starchild

    Zoltán Váry en grande forme

     Kiss Forever -The Catman 

    Radek dans la tenue du Catman

       http://www.kissforeverband.hu/


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  • On peut penser ce que l’on veut de Tempest, Norum et consorts, il serait malhonnête de ne pas reconnaître en Europe un savoir-faire et un enthousiasme communicatif dès lorsqu’il s’agit pour lui de fouler une scène. Cette escalade parisienne fut en tout cas une formidable démonstration de ce constat.

    Joey

    On devait d’ailleurs être fixé dès les premières mesures et l’entrée en matière retentissante en tri-dimension (« Riches to Rags », « Not Supposed to Sing the Blues » et « Firebox ». En forme individuellement, les Scandinaves plantaient leurs banderilles avec une belle efficacité pour ne plus lâcher leur proie cent minutes durant. La soirée s’est déroulée sous les meilleurs auspices, parsemés de clins d’œils comme cette incartade reggae d’un « No Woman No Cry » de Bob Marley au beau milieu de « Superstitious ». Seul à la guitare sèche, John Norum s’est aussi fendu d’une reprise de Fleetwood Mac « The World Keep on Turning » immédiatement suivie d’un court répit acoustique des plus plaisants (avec « Drink and a Smile » et « Open Your Heart »). Les batteries ainsi rechargées à bloc, la ligne droite finale pouvait se profiler, pied au plancher comme il se doit (« Girl From Lebanon », « Carrie », « The Beast », « Doghouse » et « Rock The Night »). Il était alors temps de passer au rappel fort logiquement conclu par l’hymne « Final Countdown ». Les musiciens de Europe ont privilégié les dernières compositions (interprétant sept titres de Bag of Bones et trois de Last Look at Eden) et on lui en sera gré, tant le souffle nouveau apporté par les albums en question est jouissif. Qu’ils soient en tout cas assurés de notre fidélité résolue et réaffirmée ! 

     John N

    Europe

    Ian

     John L er Mic

    John N(2)

     Rappel

    Copyright Phil de Fer © 2012


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  • Kiss - London 2012 Trois semaines avant l'ouverture des JO, Kiss a déclenché un nouveau Blitz sur Londres le 4 juillet dernier, jour de....l'Independence Day ! Les membres  de la célèbre formation étaient déjà présents la veille dans la capitale anglaise pour le lancement de Kiss Monster, un livre haut d’un mètre (PAF : 4250 $) qui propose des photographies inédites prises tout au long des 40 ans d'existence du groupe. Pour l’anecdote, l’événement s’est déroulé dans l’ancienne résidence de Ringo Starr à Montaigu Square.

    Vingt quatre heures plus tard, les quatre compères montaient sur la scène du HMV Forum – un club d’une capacité de 2500 places, au profit de l’association caritative « Help for Heroes » qui collecte de fonds au profit des soldats britanniques blessés en Irak et en Afghanistan. Les billets s’étaient vendus en quelques heures.


    Le public a réservé au groupe américain un accueil enthousiaste et inconditionnel. Au programme de la soirée : des fumigènes et explosions à volonté et de vieux standards bien balancés. Les titres défilent sans que l'on note pour autant de grosses surprises, hormis peut-être "Crazy Crazy Nights", titre il est vrai classé dans le top 3 anglais en 1988. On ne change évidemment pas une équipe qui gagne « Detroit Rock City », « Deuce », « Love Gun », « Black Diamond », « Rock’n’Roll All Nite » (entre autres) témoignage d’un passé glorieux loin d’être enterré. Quant au nouveau single « Hell or Hallelujah » (n° 1 des ventes sur les principaux sites de téléchargement en Europe, aux USA et en Australie), il ne dépare pas de l’ensemble tant il reste dans la lignée des morceaux précédents. On regrettera juste le son trop puissant pour ce type de salle et l’usage abusif des fumigènes. Mais l’excitation aidant, le show grandiose et le jeu de scène des musiciens ont fait passer le reste au second plan. Kiss a une fois de plus rempli son contrat et tant qu’il en sera de même nous n’aurons pas à nous en plaindre. 

    Kiss - London 2012 Gene Simmons

    L’été sera tout aussi chaud pour Gene Simmons, Paul Stanley, Tommy Thayer et Eric Singer - avec la tournée très attendue en compagnie de Mötley Crüe aux States et la sortie le 21 août du mythique album Destroyer de 1976 remixé par Bob Ezrin. Enfin, le nouveau CD Monster est attendu le 16 octobre prochain. 

    Kiss - Live in London

    Kiss - London 2012 Eric Singer

     Copyright Phil de Fer © 2012

     


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    Rival Sons - GraspopLes Rival Sons ont réussi à  s’imposer avec brio lors de l’édition 2012 du Graspop, grâce à des morceaux rythmés et entraînants comme "Pressure Time", "Gypsy Heart", "Burn Down Los Angeles" ou  "Sleepwalker". Le public a applaudi à tout rompre après "Keep On Swinging" un morceau du prochain CD. Quelle satisfaction pour ce quatuor californien qui effectuait seulement sa troisième  prestation en Belgique. N’omettons pas le fait qu’ils sont actuellement l’un des groupes les plus en vue de la scène internationale. Une bonne dose audible de décibels (grâce à une sono excellente), un répertoire varié et intelligement réparti, un doigt de personnalité, le tout chapeauté par un jeu de scène des plus simples et hop, dans le shaker. Secouez un bon coup et nos héros se trouvent sur la route, non pas du paradis mais du succès. Le troisième album "Head Down" est attendu le 17 septembre prochain. Bonne chance messieurs !  

    Scott Holiday (Photo : Phil de Fer)


    Rival Sons - Graspop (2)

     Jay Buchanan (Photo : Phil de Fer)

     

    Rival Sons - Graspop (3)

    Mike Miley (Photo : Phil de Fer)

    http://www.rivalsons.com/  


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  • Accept

    Triomphe au PPM Fest 2012

    Wolf Hoffmann au PPM Fest 2012

     Photo : Deadly Pix

    Le Power Prog Metal Festival 2012 a vécu et bien vécu. Trois jours de bonnes musiques sur le site du Lotto Expo, à Mons. Plus de trente groupes se sont succédés sur deux scènes au cours de ce week-end de Pâques (6-8 mai). L’organisation fut irréprochable (Bravo Tony !). Pour un peu, on se serait cru au club Med ! La bière a coulé flots, sans échauffer les esprits : les metalleux savent se tenir en société et une ambiance baba-cool régna pendant toute la durée du festival. En guise d’apothéose, le show d’Accept samedi, deux heures intenses de hargnes rock’n’roll nous ont laissé sur les genoux. Les Teutons sont toujours en forme. Mark Tornillo est plus fauve que jamais, Peter Baltes martèlent toujours aussi fièrement sa vieille basse Fender, Stefan Schwarzmann frappent fort et juste sur ses très nombreux fûts, enfin la paire Wolf Hoffmann-Herman Frank se complète à merveille dans des exercices – guitaristiques – souvent périlleux. Il est des moments qu'il est impardonnable de rater !

    Accept PPM Fest 2012

    Photo : Deadly Pix

     Set List :

     HellFire

     Stalingrad

     Restless & Wild

     Living For Tonite

     Breaker

     Son of A Bitch

     Monstermann

     Bucket Full of Hate

     Shadow Soldiers

     Solo Wolf Hoffmann

     Neon Nights

     Bulletproof

     Losers and Winners

     Aiming High

     Princess of the Dawn

     Up to the Limit

     No Shelter

     Pandemic

     Fast as a Shark

     Rappel :

     Metal Heart

     Teutonic Terror

     Balls To the Wall

    Peter et Wolf au Lotto Expo à Mons Photo : Deadly Pix

    Prochainement sur cette page, nous vous proposerons une interview exclusive de Peter Baltes. Stay Tuned Folks !

     

    Phil.

     


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  • Gilby Clarke

    Wattrelos (La Boîte à Musique)

    le 12 février 2012

    La boîte à Musique est un club pas plus grand qu’une demi-locomotive, sans « flonflons » ni décorum, où les Nordistes ont la possibilité d'assister à des concerts intéressants, L.A. Guns, Pretty Boy Floyd ou plus récemment Gilby Clarke et ce pour la somme « hallucinogène » de 17 euros. Il est vrai que le comptable local équilibrera bien vite son budget prévisionnel grâce à la division « bibine ».

    Gilby Clarke à Wattrelos

    Photo : Deadly Pix 

      

    A l'initiative de Dominique Berard, l’ancien guitariste des Guns N’Roses faisait donc escale dans ce monde souterrain pour sa troisième (et dernière date) sur le sol français après Montbelliard et Savigny le Temple. Flanqué de deux frangins suédois (basse et batterie) baptisés les "Swedonites", l’ami Gilby s’élançait pour soixante-quinze minutes d’énergie non contenue, aussi surprenante que fructueuse pour un musicien qui semblait se chercher quelque peu ces dernières années. Au programme des morceaux de la période Guns (« It’s so easy », « Knockin' on Heaven's Door »); le « Monkey Chow » du Slash's Snakepit; « Be Yourself » chanson composée pour le projet éphémère Rockstar : Supernova ; « Motorcycle Cowboys », clin d’œil au groupe « Kill For Thrills » sans oublier les titres phares de la carrière solo du six-cordistes

    (« Black », «Cure Me... Or Kill Me... », « Tijuana Jail »). Les titres claquaient comme des coups de fouet. Gilby s’aventure à l’occasion en terrain inconnu, comme cette reprise des Sex Pistols « Pretty Vacant » façon cours de récréation avec la complicité des musicos de Badmouth, qui avaient aussi assuré la 1ère partie.

      

    Gilby Clarke Wattrelos (2)

     Photo : Deadly Pix

    Gilby Clarke n’est peut-être pas un grand chanteur (il est le premier à le reconnaître) mais il ne manque pas de piquant, et pour tout dire, cela n’est pas fait pour nous déplaire.

      

    Phil.


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  • Kiss Kruise

    "Wet Wild &Rockin' "

    Kiss Kruise 2011 

     

    Bienvenue à bord ! C’est le Destiny l’un des fleurons de la Navy qui servait de cadre à la première Kiss Kruise, l’événement rock’n’roll de cet automne. Plus de exceptionnelle à destination des Bahamas. Le plus jeune passager n’avait pas un an alors que les plus anciens affichaient plus de 70 balais. Fans de la première heure ou novices, peu importe, ils étaient tous des amis de Kiss. 

     

    Tandis que les amarres sont larguées sur le coup de 5pm, les « Dieux du Tonnerre », entament les premières notes de « Hotter Than Hell » en configuration acoustique, sans le traditionnel maquillage. Un début de croisière très intime donc. Des chansons mises à nu comme « Dr. Love », « Black Diamond », « I Love It Loud » sont tout simplement sublimes. Paul Stanley est incontestablement le maître à bord, Eric Singer impressionne derrière sa batterie mais aussi au micro lors de l’interprétation du hit « Beth », Gene Simmons a du mal à tenir en place sur son tabouret, quant à Tommy Thayer il assure vraiment à la guitare acoustique. On se régale en écoutant « Sure Know Something » et « Shandi » qui rappellent l’époque Dynasty-Unmasked . Kiss délivre une superbe prestation scénique, pleine de feeling et d'enthousiasme. Les quatre musiciens se sont même permis quelques improvisations sympas comme un medley regroupant trois titres de l’énigmatique « The Elder » (« Just a Boy », « I », « Mr. Blackwell »). Au total, sept morceaux seront ajoutées à la set-list initiale dont « Every Time I Look At You » et « I See You Tonite ». Suivent « Anything For My Baby», «Two Timer », « C'mon And Love Me » et bien entendu l’inévitable « Rock and Roll All Nite ». Du bon, du rare et de l’inédit. C’est parti et bien parti !

     

    Kiss Kruise 2011 (2) 

     

    Le vendredi 14, le Destiny fait escale à Half Moon Cay, centre de villégiature aménagé sur l'île de Petite San Salvador. Après une journée sportive ou de farniente selon les goûts, les plaisanciers peuvent assister au premier show indoor sur le paquebot. En tenue de combat cette fois, Paul, Gene, Eric et Tommy se montrent délibérément ravageur et redoutable. Le groupe emprisonne le public dans un étau et serre la vis, petit à petit, alignant les surprises. Pratiquement tous les titres de l’album de 1975 y passent. Même sans explosif, le quartet ne relâche pas la pression. Kiss est comme une vague qui entraîne tout sur son passage. Comme avec les Monthy Python, il faut se coller au hublot si on ne veut pas rater une miette car les titres les plus inattendus s’enchaînent : « Room Service », « Take Me », « Goin' Blind », « Rock Bottom » et surtout « All The Way », un morceau obscur de Hotter Than Hell (1974). Seul le dispensable « Lick It Up » fait tâche dans ce répertoire ‘70s. La formidable ballade acoustique « Hard Luck Woman » est reprise en cœur par un public en extase. Le concert va se terminer comme un rêve éveillé avec l’hymne indémodable « Rock’n’Roll All Nite », sous une pluie de confettis évidemment. Au moment où les lumières se rallument, nous avons tous l’impression d’avoir assisté à un concert historique. Les « Awesome » se répètent comme un écho dans le Palladium, une salle d’une capacité de 1600 places. 

     

     Kiss Kruise 2011 (3)

     

     Kiss a laissé son public dans un état d’euphorie absolue vendredi soir. Et ce n’est pas fini. Les participants seront immortalisés avec les quatre super-héros au cours d’interminables séances photos. Sur le navire, le logo Kiss-Kruise est partout, des serviettes aux jeux de cartes du casino. Une énième manifestation de la démesure de la légende.

     

     Kiss Kruise 2011

     

    Un nouveau concert électrique vient surchauffer le Destiny le samedi, pendant l’escale à Nassau, capitale des Bahamas. Ce soir, trois chansons supplémentaires sont délivrées. Le gang débute en effet avec « I Stole Your Love » suivi de « Getaway » (chanté par Singer), encore un titre inédit de Dressed to Kill. Hystérie collective ensuite sur les classiques que sont « Strutter», « Nothin’ To Lose », « Parasite » ou « Shout it Out Loud ». Lors du rappel, Kiss se fend d’un « Detroit Rock City » apocalyptique. Redoutablement présent à la guitare, Tommy Thayer, achève de convertir les ultimes réfractaires. Une fois encore, les mines réjouies des fans à la fin du show attestent de l’ampleur de la prestation de leurs idoles. 

     Kiss n’est cependant pas le seul animateur de ce voyage. Les activités à bord sont nombreuses : comédie (Craig Gass) discothèque, piano-bar, salle de jeux, concours make-up, soirées costumées et pas moins de vingt concerts (Radiolucent, The Big Rock Show, Brian Collins Band,…).

    Le dimanche, nous nous installons confortablement dans les gradins du Palladium pour assister aux prestations des principaux invités de Gene Simmons et Paul Stanley. Le menu aurait pu s’intituler « Les bons, les brutes et les truands ». Les canadiens de The Envy représentaient pour beaucoup l’inconnue de cette croisière musicale. Membre de l’écurie Simmons Records, cette jeune formation qui navigue entre Coldplay et U2, a rapidement trouvé un écho plus que positif parmi l’assemblée. Son EP éponyme contient de véritables merveilles dont le single « Don’t Let Go » co-écrit par Desmond Child, le faiseur de tubes des années’80. A noter qu’Izzy, le batteur de The Envy, est originaire de Toulouse.

     

     Kiss Kruise 2011

     

    Ladiiies and gentlemêêên voici venir Bad City. Dès les premières mesures de « Do You Believe in Rock’n’Roll », ce sont cinq bolides survoltés qui prennent la scène d’assaut. Le chanteur Josh Caddy, en particulier, fait preuve d’une fougue dévastatrice. Le titre du premier CD du combo, Welcome To The Wasteland, condense assez bien l’essence de ce qui fait Bad City, c’est à dire une sorte de révolte typiquement adolescente et une attitude définitivement rock. Ses membres ont de toute évidence été marqués par les Guns N’ Roses et Skid Row.

      

      

    Tiens en parlant de Skid Row, c’est la joyeuse bande d’allumé du New jersey qui a l’honneur de clôturer la fiesta. Hisser le pavillon noir ! Snake & Co délivrent sans fléchir de furieuses versions de « Big Guns », « Monkey Business », « 18 And Life » et « Sweet Little Sister » ainsi que l’excellente reprise des Ramones « Psychotherapy » avant d’en terminer avec le fameux « Youth Gone Wild », repris à tue-tête par les Kiss Kruisers. Un dernier show meurtrier ! 

     Kiss Kruise 2011-Skid Row

      

    Lundi matin, retour à Miami. Il est alors temps de rassembler nos effets personnels et de faire les comptes. Une croisière 200% folle, 100% idyllique (et alcoolique pour certain) et 100% réussie. Bref, Kiss ne nous a pas menés en bateau. Il nous reste maintenant à nous remettre de nos émotions, car mine de rien, une telle croisière, ça….use ! [Ph. Saintes]   

     


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