• DEEP PURPLE : Live At The Birmingham NEC

    DEEP PURPLE

    Live At The NEC 

    Eagle Rock Entertainment / Universal Music France 

    2016 est bien l’année de Deep Purple. Intronisés en avril dernier au célèbre mais toujours controversé Rock And Roll Hall of Fame, les Britanniques offrent en cadeau à leurs fans un DVD enregistré au NEC de Birmingham le 14 septembre 2002. Ce concert unique revêt surtout un caractère historique puisqu’il marque les adieux officiels du regretté Jon Lord. On retrouve Don Airey (Rainbow, Ozzy, Whitesnake) sur les huit premiers morceaux puis Mister Lord attaque une version enflammée de « Perfect Strangers ». Les deux claviéristes/organistes se partagent ensuite la scène avant de se retrouver sur « Highway Star », titre joué en rappel. La réalisation est sobre, à l’image du spectacle sans effets de scène. Il n’en reste pas moins que le spectateur peut se régaler pendant 109 minutes avec des titres phares (« Fireball », « Woman From Tokyo », « Space Truckin’ », « Speed King », « Hush » ou « Smoke On The Water »). La machine tourne à plein régime grâce à la maîtrise du son de chaque musicien. Un show plein de panache et nostalgique avec des artistes qui ne fonctionnent pas à l’esbroufe. A ajouter d’urgence dans votre collection. [Ph. Saintes]   

     


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  • Kiss Rocks Vegas - Cover

    KISS

     Kiss Rocks Vegas 

    Eagle Rock Entertainment 

    Avec Kiss, c’est Broadway qui s’invite à Las Vegas ! Ecrans géants, effets pyrotechniques, maquillage, costumes extravagants, tout y passe. Et lorsque le bombardement collectif ne suffit plus, on fait appel aux pirouettes solitaires et homériques pour épater la galerie. Entre cracheur de feu, guitares enflammées et batterie hydraulique, Kiss interprète ses plus grands tubes. Le groupe (qui est arrivé en hélicoptère) parvient toujours à donner la folie communicative que l’on attend de lui et à faire flamber son jeu, normal lorsque l’on se produit dans la capitale du vice ! Seul petit bémol, la voix de plus en plus abîmée de Paul Stanley. Capté en novembre 2014, Kiss Rocks Vegas est un live esthétisant, professionnel, une véritable féerie aux images parfaites. A titre de comparaison, le show de Twisted Sister également filmé dans la salle de spectacle du Hard Rock Casino, ressemble à un feu de camp pour fête de patronage. Le DVD/Blu-ray a même droit à son bonus avec un set intimiste de 7 titres en acoustique, naturel et sans retenue. Le flamboyant spectacle a déjà fait trembler des centaines de salles de cinéma partout dans le monde. Cela s’ap­pelle faire sauter la banque ! [Ph. Saintes]  

    KISS Rocks Vegas DVD+CD, Blu-ray+CD, DVD+2LP et edition “Deluxe” DVD+Blu-ray+2CD. 

     


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  •   Faithsedge - Restoration

    FAITHSEDGE

     Restoration

    Scarlet Records

    Les fans de Stryper boivent du petit lait. Alors que Michael Sweet vient de sortir le tonitruant One Sided War, son comparse Tim Gaines (basse) l’a précédé avec le groupe Faithsedge, dont la réputation grandit lentement mais sûrement. Ce quintet impromptu est composé, outre Gaines, du batteur Matt Starr (Ace Frehley / Mr. Big), du guitariste Alex De Rosso (Dokken), du claviériste Alessandro Del Vecchio (Hardline/ Revolution Saints) et du chanteur Giancarlo Floridia.  Après les présentations, portons l’oreille sur le résultat d’une si brillante relation. Le combo américano-italien nous régale d’un (troisième) CD de rock mélodique musclé et aérien. La production classieuse trouve une certaine légitimité dans la qualité des parties de guitares et une section rythmique impeccable. Faithsedge a su évoluer dans une sophistication de bon aloi sans tomber dans une mièvrerie à bas prix. Dès l’intro de « Never A Day », le son vous saute au visage et met en relief les excellentes compositions que sont « This War », « You Cannot Give Up », « Faith and Chris » ou « Taking Our Lives » pour ne citer que les plus en vue. Vous pouvez y aller les yeux fermés. [Ph. Saintes]  

     

     


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  •  Maiden à la Rockhall (L)

     

    On ne compte plus les tournées de la Vierge de Fer. Elle est passée tellement de fois dans nos contrées. Alors, comment son public lui reste-t-il fidèle et ne s’en lasse pas ? Iron Maiden a encore frappé juste et fort lors de cette date au Luxembourg. La Rockhal, petite salle de 6500 places était l’occasion rêvée de voir le groupe de manière intimiste. Un club gig dira Bruce Dickinson en pleine capacité de ses moyens alors qu’il s’agit du 71 ème et avant-dernier concert de la tournée mondiale en support de leur dernier album « The Book Of Souls ».

     

    Steve Harris à la Rockhall

     

    Une forme qui laisse pantois et qui rassure. La bande de Steve Harris n’est pas prête de raccrocher. Les fans s’en réjouissent et en redemandent. Chaque tournée est une belle surprise à plus d’un titre. Un décor somptueux inspiré des civilisations pré-colombiennes  s’offre au public médusé par une telle démonstration de moyens. Une introduction sous forme de clip projeté sur les écrans qui jouxtent la scène. Le boeing 747 ED Force est pris au piège dans les lianes d’une jungle épaisse. Une main géante qu’on devine être celle d’Eddie, la mascotte du groupe, dégage l’avion et l’expédie au loin. Bruce tel un prêtre du Metal  apparaît au centre d’un autel surélevé dont la table sacrificielle se perd dans les fumigènes. Les fans hurlent. Les effets pyrotechniques se déclenchent. La set list  fera la part belle au nouvel album avec six titres au programme. Après « If Eternity Should Fail » et « Speed Of Light » qui s’enchaînent comme sur le disque, la grosse surprise inespérée : « The Children Of The Damned » plus joué depuis au moins trente ans, suscite l’enthousiasme . Les nouveaux morceaux très appréciés sont encore meilleurs interprétés en live « The Red And The Black », « The Book Of Souls », « Tears Of A Clown » et « Death Or Glory ».

     

    J. Gers et A. Smith à la Rockhall 2016

     

    Bien sûr, les indispensables classiques tels que « The Trooper », « Fear Of The Dark », « Iron Maiden », « Hallowed Be Thy Name », « The Number Of The Beast » seront inévitablement joués sous risque d’une émeute. Mais de belles surprises viendront encore avec « Powerslave », « Blood Brothers », « Waysted Years » qu’on attendait plus.

     

    N. Mc Brain et S. Harris - Rockhall 2016

    C’est cela la recette secrète de ce groupe unique, hors du commun : offrir de l’inattendu dans une messe bien connue et devenue rituel. Une énorme production où on découvre une nouvelle incarnation d’Eddie, un décor gigantesque, un thème inédit, des titres récents et d’autres ressortis du néant. Le tout délivré avec une magie et une virtuosité qui lui sont propres. Les musiciens se donnent à fond et communiquent constamment avec leurs fans. Un chanteur dont la voix ne perd rien de sa puissance et qui relance sans cesse un public qu’il laissera épuisé à la fin du concert. Un professionnalisme mais aussi une sincérité, une conviction dans sa démarche qui ne peuvent qu’entretenir la fidélité de ses adeptes.  Le merchandising attrayant sera dévalisé par les fans comblés et heureux. Deux heures de spectacle éblouissant durant lesquelles le groupe et son public ont fêté leur retrouvaille devenue presque annuelle. D’ailleurs, deux jours plus tard, c’est devant 80.000 personnes que le groupe s’est produit pour leur ultime date de la tournée à Wacken. Bruce  a déjà donné rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle tournée en salle cette fois.

    Up the irons !

     David Sporcq

    S. Harris et J. Gers - Rockhall 2016

    Photos : © Phil de Fer 2016 


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