• Le serpent blanc a encore réussi à satisfaire son public de fidèles venus nombreux dans la mythique salle de l’AB. On émet toutefois quelques doléances car même si nous adorons David Coverdale, nous n’en perdons toutefois pas notre sens critique. Tout d’abord, la durée un peu juste du set (1h30) entrecoupé de solos des deux guitaristes et d’un solo de batterie totalisant un quart d’heure de break. Même si ces démonstrations sont impressionnantes et ont toujours fait partie des concerts du Snake, le public se déplace surtout pour voir et entendre David Coverdale. Le chanteur quant à lui a perdu de sa puissance vocale. C’est indéniable ! Par contre, et pour notre plus grand bonheur, DC n’a rien perdu de sa superbe voix lorsqu’il chante a capella des titres obscurs comme « Blindman » à la demande de ses fans. Ces improvisations spontanées sauvent la mise et prouvent que le seul problème de DC est de ne plus avoir le coffre nécessaire pour percer ce mur de guitares. Sa voix reste chaude et suave.

      David Coverdale et Michael Devin

     

    La bête de scène reste aussi égale à elle-même : une communication exceptionnelle (le leader parvient à émouvoir son public, à le faire rire même à plusieurs reprises grâce à quelques allusions chargées d’autodérision et aussi à le chauffer à blanc), le jeu avec son pied de micro reste son apanage personnel et demeure redoutable. Les classiques s’enchaînent engendrant à chaque fois une clameur de satisfaction. « Is This Love », « Gambler », « Ready And Willing », « Still Of The Night », « Here I Go Again », « Fool For Your Loving », ... Il manquait néanmoins quelques titres essentiels comme “Slide It In”, “ Crying In the Rain » ou encore « Ain’t No Love In the Heart of the City”. Au rappel, le bassiste de Guns and Roses, Duff McKagan, est monté sur scène pour une jam enthousiaste. Bref, au final, ce concert restera un bon souvenir. L’avenir du chanteur se verrait plutôt dans une version acoustique. Ce que David Coverdale aurait déjà laissé sous-entendre. Wait and see...   

    David Sporcq  

    Reb Beach

    Doug Aldrich

    Tommy Aldridge

    Reb Beach et Doug Aldrich

    David Coverdale

    Duff McKagan

    Duff McKagan et Doug Aldrich

    Copyright Phil de Fer © 2013


    votre commentaire
  •  Graspop 2013

    http://www.graspop.be/fr

    La saison des festivals a débuté. Nous vous proposerons cet été des photos exclusives du Hellfest et du Graspop, deux festivals que nous avons la chance de couvrir cette année pour Metal Obs’.

    Stay Tuned !

     

    Phil de Fer

     

    Hellfest 2013

     

    http://www.hellfest.fr/

     


    votre commentaire
  •   TIMO TOLKKI’S AVALON

     Nouvel espoir

     Cinq ans après qu’il ait quitté Stratovarius, on ne donnait plus très cher de la peau du guitariste Timo Tolkki dont le dernier domicile connu était le groupe Symfonia. Et voilà que sans crier gare, le Scandinave revient en force avec le premier chapitre d’une trilogie sur la quête d’un nouvel Eden. Il nous dévoile quelques indiscrétions sur ce nouveau projet. [Entretien avec Timo Tolkki (guitare) par Philippe Saintes - Photo : Frontiers Records] 

     

    Timo TolkkiComment parler de The Land of New Hope, sans en dire trop pour attiser la curiosité ? 

     C’est l’histoire de la destruction de l’humanité par les tsunamis et tremblements de terre. Un petit groupe de survivant part alors à la recherche d’un nouveau monde  (The Land of New Hope). Celui-ci  existe mais il est protégé par un gardien qui ne laisse passer que les âmes pures. Cette quête est le fil rouge. L’inspiration est venue rapidement. J’ai commencé à composer en août 2012 et au mois de février l’album était en boîte. Il contient dix bonnes chansons.   

    Elize Ryd est ta principale  complice sur cet album. Comment l’as-tu repérée ?

     Serafino Perugino, le président de Frontiers Records me l’a recommandée. Il m’a envoyé par mail le lien d’une  vidéo sur You Tube, de son groupe Amaranthe. J’ai été impressionné. C’est une chanteuse de grand talent. Je l’ai appelée et elle m’a immédiatement rejoint en studio. Je tenais beaucoup à avoir une voix féminine sur l’album. 

    Les participations d’invités de marque sont toujours à double tranchant. Ne crois-tu pas que les gens retiendront davantage la présence Michael Kiske, Rob Rock,  Sharon Den Adel ou Russell Allen plutôt que ton jeu de guitare ?

     Je ne le pense pas, du moins si j’en crois les réactions que j’ai pu glaner ici ou là. J’ai imaginé le rôle de chacun des musiciens avant même d’écrire l’album. L’entente a été parfaite. Vocalement bien sûr, je me sens un peu dans l’ombre. Quand un  type comme Michael (Kiske) s’exécute au chant, je préfère noyer le poisson et me concentrer essentiellement sur mon jeu de guitare et sur la production (rires) !  

    Timo Tolkki et Elize RydAutre invité : Jens Johansson. La hache de guerre est donc définitivement enterrée avec Stratovarius ?

    J’aimerais que ce soit le cas mais les années passent et avec elles les rancœurs. C’est dommage ! Pour ceux qui veulent connaître la vérité, j’explique tout dans la foire aux questions (FAQ) sur mon site : www.tolkki.org. 

    Comptes-tu écumer les salles avec ce nouveau projet ?

    On en discute mais rien n’est prévu pour l’instant.

    Sur Facebook on a pu lire cette allusion de Tobias Sammet (Avantasia) : «  Les albums de metal symphoniques pullulent en ce moment et je dois m’y faire. S'inspirer du travail d'un autre est aussi une source d'inspiration. Au sujet de Timo Tolkki que puis-je dire ? C’est un type bien et il fait ce qui lui plaît. Je lui souhaite beaucoup de succès. » Ton sentiment sur ces propos ?

    Nos groupes débutent par « AVA » et alors ? Il est ridicule de vouloir tirer des comparaisons hâtives et sommaires. Je me suis juste inspiré du film The Mists of Avalon pour le nom. Au début des années ’90, j’ai fais partie des pionniers qui ont créé un nouveau genre appelé « Power Metal ». Lorsque j’ai rencontré Toby pour la première fois en Allemagne en 1995, il s’est fait passer pour un journaliste dans le simple but de m’approcher. Il a sorti un lecteur CD et m’a demande de produire son groupe Edguy. C’est ce que j’ai fait avec l’album Vain Glory Opera, juste pour remettre les choses dans leur contexte.  

     Timo Tolkki's Avalon Cover

    TIMO TOLKKI’S AVALON

    The Land Of New Hope

    Metal Symphonique

    Frontiers / Harmonia Mundi

    Timo Tolkki aurait-il enfin trouvé chaussure à son pied avec cet Avalon ? On ne saurait l’assurer avec certitude tant le gaillard est désormais passé maître, de son propre chef ou pas, dans les enfièvrements immédiatement suivis  de douches froides (cf. les anecdotiques Revolution Renaissance et Symfonia). Ce nouveau projet n’est pas à proprement parler l’archétype de l’originalité, rivé qu’il demeure à la proue d’un metal symphonique dont Ayreon et Avantasia ont dessiné les contours. Premier bon point : la liste des invités est de qualité,  Russell Allen (Symphony X), Tony Kakko (Sonata Arctica), Sharon Den Adel (Within Temptation), Michael Kiske (Unisonic, ex-Helloween), Elize Ryd (Amaranthe), Jens Johansson (Stratovarius), Derek Sherinian (Black Country Communion, ex-Dream Theater) et Rob Rock (Impellitteri). Deuxième bon point : rayon efficacité, des petites perles du calibre de « Avalanche Anthem », « In The Name Of The Rose », le galopant « To The Edge Of The Earth » ou l’épique « The Land Of New Hope », ont suffisamment d’atouts pour éclipser bon nombre de ritournelles boxant dans la même catégorie. Les connaisseurs apprécieront. [Philippe Saintes] 

     


    votre commentaire
  • www.metalobs.com 

       Nouveau N° Juin/Juillet/Août 2013 !  

    N°58 disponible maintenant en magasins (Fnac, Gibert Joseph, Furet du Nord, O'CD) et à télécharger sur metalobs.com

     

    Lien direct : 
     

    votre commentaire
  • Dans le cadre de la 2e édition du Stage On Rails Tribute Festival qui se tenait les 31 mai et 1er juin sur la plaine de l’ancienne gare de Ghislenghien, la journée du samedi consacrée au hard-rock méritait une attention toute particulière. Pari réussi pour les organisateurs qui ont accueilli ce qui se fait de mieux dans le circuit des Tribute Bands, des Anglais de Letz Zep et Guns N Roses Experience aux Français de SKOR (covers de Metallica). Au-delà du simple mimétisme juvénile, certains ont fait de cette passion une spécialité monomaniaque. Leur mission : interpréter le répertoire de groupes cultes.

     Copyright Phil de Fer © 2013

    Kiss Forever - Space Ace

    Zoltán Maróthy : "Shock Me"

    Kiss Forever - The Demon

    Pocky le meilleur sosie de Gene Simmons

    Les 1500 festivaliers ont ainsi apprécié le show des Hongrois du Kiss Forever Band, clone de Kiss. Zoltán Váry (Starchild), Pocky Demon, Zoltán Maróthy (Space Ace) et Radek Šikl (Catman) rejouent à la note près le répertoire de la bande à Gene Simmons qui reste une icône pour plusieurs générations de fans, comme en atteste la présence de nombreux jeunes aficionados maquillés, au premier rang. Une bonne partie des hits de Kiss  ("I Was Made For Lovin' You", "I Love It Loud", "Rock'n'Roll All Nite",...) ont été déversés comme une tornade de feu, feu qui fait d’ailleurs partie intégrante du set ! Le quatuor est même parvenu sans peine à insérer quelques évocations de Monster - le prodigieux "Hell or Hallelujah" en tête. De la conviction et beaucoup d’enthousiasme Kiss Forever a laissé une belle empreinte dans l’histoire de ce festival. 

    (Ph. Saintes) 

     

    Kiss Forever - Starchild

    Zoltán Váry en grande forme

     Kiss Forever -The Catman 

    Radek dans la tenue du Catman

       http://www.kissforeverband.hu/


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires