• Lillian Axe

    Le nouvel album de LILLIAN AXE "XI: The Days Before Tomorrow" sera disponible dans les bacs le 27 février prochain. Lors de sa sortie nous vous proposerons une interview exclusive du guitariste-compositeur-producteur Steve Blaze.

     

     


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  • 5 types qui jouent sur une seule guitare et un mec qui joue sur cinq guitares à la fois, c'est plutôt original non ? On doit cette version déjantée de "Somebody That I Used To Know" de Gotye aux sympathiques canadiens de The Envy.


    Phil.


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  • VINYL TATTOO

    Divine Idylle

    Lorsque Frank Di Mino, le chanteur du mythique groupe Angel rencontre Oz Fox, le guitariste de Stryper, roi du rock rédempteur, il y a de quoi crier au miracle. Ajoutez à ce divin duo le batteur de Great White, Derrick Pontier ainsi que  le bassiste JP Michaels (Tom Petty,  Joan Jett, The Pretenders) et vous obtenez une formation originale baptisée Vinyl Tattoo qui joue sur scène des standards du hard rock. Alors supergroupe ou super cover band ? Peu importe l’adjectif pourvu qu’on ait l’ivresse. Ite, missa, est ! [Entretien avec Oz Fox (guitare) par Philippe Saintes - Photos : Ph.S.]

    Vinyl Tatoo

    Le terme supergroupe est à la mode ces derniers temps, mais si une formation mérite cette qualification c’est bien Vinyl Tattoo, non ?

    Oz Fox: A mon sens le terme "Supergroupe" est adéquat lorsque tu es suivi par des millions de fans actifs et passionnés qui achètent tes albums, assistent à tes concerts et harcèlent les télés ou radios locales en leur demandant de diffuser les vidéos ou titres du groupe favori. Il faut impérativement qu’il bénéficie d’un maximum de presse et de publicité et bien sûr l’appui d’une maison de disque. Si un jour Vinyl Tattoo parvient à rencontrer ces critères, alors nous accepterons avec joie le label « supergroupe ». Mais pour l’instant, nous essayons simplement de nous faire connaître.

    Commençons par le début. Comment est née l’association Oz Fox-Frank Di Mino-JP Michaels-Derrick Pontier ?

    Oz Fox: Frank, JP et moi jouions de temps en temps à Las Vegas. Notre groupe a été très mal managé si bien que nous avons décidé de lancer un nouveau projet. JP connaissait Derrick qui officiait dans un autre groupe de Vegas. Nous avons alors sollicité sa collaboration. Après une seule audition, nous avons compris qu’il était l’homme de la situation. Au cours de l’année écoulée, nous avons répété à plusieurs reprises malgré des agendas respectifs bien remplis. Nous avons enfin pu donner notre premier concert à la » Las Vegas Rock’n’Roll Cantina ». La réaction du public a été fantastique. Il n’existe pas beaucoup de line-up de cette trempe en ville dès lors je crois que les kids ont été ravis de nous voir arriver sur scène. Nous les avons entraînés dans le sillon noir de Vinyl Tattoo !

    Oz et moi

    Est-ce juste un projet ponctuel ou bien peut-on s’attendre à davantage dans les prochains mois ?

    Oz Fox: Nous sommes satisfaits de la tournure des évènements pour l’instant. Le but est de construire des fondations solides mais nous ne nous fixons pas de limite. Nous envisageons d’écrire du nouveau matériel et d’entrer rapidement en studio. Il y a une véritable osmose dans ce groupe et une énergie communicative. Nous prenons énormément de plaisir à jouer des vieux titres du rock’n’roll sur scène. S’attendre à plus de la part du groupe tu dis ? Certainement. S'il y a une demande, on est prêt à jouer n’importe où !

    Vous rendez hommages aux groupes qui ont fait l’histoire du Hard (Led Zeppelin, Deep Purple, Bad Company, Jimi Hendrix,  Black Sabbath, AC/DC…). Jouez-vous également des titres d’Angel et de Stryper live ?

    Oz Fox: Tout à fait, ainsi que des morceaux de Great White.

    Oz Fox-Live at Zoetermeer

    Stryper prépare un nouvel album qui comprendra 14 «classiques » et trois toutes nouvelles chansons. Quelle est la suite ?  

    Oz Fox: Il y aura des concerts de Stryper cette année, c’est une certitude. Je ne peux pas encore te dire combien ni où ! Je suppose qu’après la sortie de cet album de vieux classiques réarrangés et réenregistrés, nous partirons en tournée. Mais tout cela est encore à l’état de discussion, rien n’est encore défini pour l’instant.

    Aurons-nous également une chance de revoir sur scène Angel en 2012 ?

    Oz Fox: Je ne pense pas que Frank envisage une réunion d’Angel pour l’instant, du moins c’est mon impression . Il m’a raconté des souvenirs mémorables et des anecdotes amusantes de l’époque Angel mais il est d’avantage tourné vers l’avenir. Il a surtout l’envie de créer quelque chose de nouveau. C’est pour moi un réel plaisir de partager la scène avec un tel bonhomme. 

    Pour conclure, quelle est la motivation motrice de Vinyl Tattoo ? 

    Oz Fox: Ces derniers temps je me suis mis à écouter plus de classic rock des 60's et 70's. Je crois que le musique actuelle ne me convient pas pour un tas de raison. Le hard-rock que nous jouons ne disparaîtra jamais. Grâce à Vinyl Tattoo, j’ai pu remonter le temps. Je perçois aussi différemment aujourd’hui tous les artistes de cette période bénie. Chaque fois que je joue un solo de Jimi Hendrix, Ritchie Blackmore, Jimmy Page ou Paul Kossoff, c’est leur esprit qui s’invite dans la pièce. C’est un pur moment de bonheur. Les autres membres du groupe ressentent la même chose. Cela se produit seulement quand la passion est partagée par tous et qu’une affinité spirituelle se forme. Il y a du feeling et une véritable amitié au sein de Vinyl Tattoo. Jouer de la guitare est le don le plus précieux que j’ai reçu. Je continuerai tant que j'en retirerai du plaisir.  

    http://www.vinyltattoolv.com 

     


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  • BEGGARS & THIEVES

    Retour vers le futur

     Si vous voulez faire plaisir à une connaissance qui aime le Classic rock alors le nouveau CD de Beggars & Thieves est le cadeau idéal pour les fêtes de fin d’année. Le gang originaire de New York revient enfin à la surface après avoir été balayé par la vague grunge comme bon nombre de formations de hard au début des années’90. We’re The Brokenhearted est un album poignant, séduisant et résolument authentique. Le six-cordistes Ronnie Mancuso nous livre ce qu’il a sur le cœur. Ou plutôt dans les tripes.  [Entretien avec Ronnie Mancuso (guitare) par Philippe Saintes - Photos : Frontiers Records]

    Cover

     

       

    Ronnie, comment expliques-tu  ce retour espéré mais inattendu de Beggars & Thieves ?

     

    C’est en grande partie grâce à nos fans (nous préférons les appeler nos amis) européens. Beaucoup d’entre eux nous ont contacté via les réseaux sociaux pour nous dire qu’ils appréciaient notre musique, qu’une chanson les avait marqué pour telle ou telle raison. Cela nous a poussé à enregistrer le nouvel album. Pendant une longue période, le groupe a été miné par l’industrie musicale. Nous n’imagions pas que tant de personnes en Europe et dans le monde entier soutenaient à ce point Beggars & Thieves.    

     

    Considérez-vous cela comme un nouveau départ ?

     

    Nous le considérons plutôt comme une suite. J’ai continué à travailler avec Louie (Merlino, chant) dans la réalisation de jingles et musiques d’illustration pour la télé. Nous sommes donc restés très proches. Nous avons également joué avec le groupe Sin City All-Stars avec Brent Muscat (Faster Pussycat), Lez Warner (The Cult) et Sean Koos (Joan Jett & The Blackhearts). Grâce à notre vieil ami Dana Strum (Slaughter, Vince Neil), nous avons assuré les premières parties de Slaughter, Vince Neill, Tesla, Skid Row, Ratt et LA Guns. Des moments inoubliables. Je me suis rendu compte que Louie mettait tout son cœur et chantait mieux que jamais tandis que de mon côté je suis plus prolifique aujourd’hui en tant que compositeur. Plus rien ne s’opposait à la création d’un nouvel album.

     

    Es-tu nostalgique, fier ou regrettes-tu la période où vous classiez des titres dans les charts ?

     

    Je ne suis pas nostalgique. Je suis satisfait de ce que nous avons accompli. Lors de nos récents concerts j’ai constaté que nos chansons n’avaient pas vieilli pour un sou. Un regret ? Même si je suis fier de notre premier disque les démos produites par Desmond Child et enregistrées avec Hughie McDonald (aujourd’hui bassiste de Bon Jovi) et le regretté Bobby Chouinard (batteur) étaient d’une qualité supérieure.

     

    La motivation et votre attitude face à la musique ont-elles changé ?

     

    Je ne pense pas que notre motivation diffère. Nous cherchons toujours à écrire de bons morceaux, à nous améliorer tant en studio que sur scène. Mais l’innocence a disparu. Nous sommes conscients des mécanismes qui sous-tendent l’industrie musicale. A Nos débuts nous avions les plus grands managers, producteurs et ingénieurs à notre disposition. Malgré nous, nous étions classés dans la catégorie des « rock hair band ». On faisait à l’époque la couverture de Metal Edge, Hit Parade et tous ces magazines glam. Lorsque Nirvana est arrivé, tout s’est arrêté d’un seul coup. Nous étions subitement considérés comme des guignols par les médias et notre label nous a découpés en rondelles. De nombreux groupes ont complètement disparu de la scène et certains musiciens ne s’en sont jamais remis. Nos illusions ont disparu. Il aurait été naïf d’espérer le contraire.

     

    Quelles sont les influences majeures de Beggars and Thieves ?

     

    Nous avons voulu réaliser un album de rock brillant par ses arrangements avec une production méticuleuse façon Led Zeppelin, les Who, Pink Floyd ou U2. Ce sont-là nos principales références. Tu sais, les gens aiment bien te coller une étiquette. Nous avons décidé d’appeler notre musique ‘New Classic Rock’.

     

    Je me trompe en affirmant que l’on trouve également un côté blues chez vous ?

     

    Non, tu as raison. J’adore Jeff Beck, Jimmy Page, David Gilmore, The Edge et Stevie Ray Vaugahn. Je ne suis pas un guitariste qui joue très vite, je préfère de loin des  solos lyriques et bluesy. Les chanteurs favoris de Louis s’appellent Robert Plant, Steve Marriott d’Humble Pie, Ian Gillan et Paul Rodgers. On adore les sensations et les émotions qui se dégagent du blues. Et des émotions il y en a pléthore dans cette musique. Nous n’avons cependant pas essayé de refaire des morceaux à fortes connotations rhythm’n’blues comme « Your Love is in Vain » du premier album ou « Mad Dog Wine » que l’on trouve sur Look What You Create mais à l’origine notre style vient effectivement du blues.

     

    Beggars&Thieves2

     

    Quel a été le processus d'écriture de cet album ? 

     

    « Wish Away » a été le premier titre écrit pour ce CD. Cela part généralement d’une jam ou d’une idée brute. « We Come Undone » par exemple a été adapté à partir d’un riff d’un morceau que nous ne parvenions pas à terminer. J’ai écrit les autres titres pour la voix de Louie. C’est devenu plus facile pour moi d’écrire. Je suis arrivé à une période de ma vie où je n’ai plus besoin de m’acharner sur une feuille. Les idées sortent presque toutes seules. Je savais précisément dans quelle direction je voulais aller avec cet album. La moitié des compos ont été crées lors de dix jours de vacances sur une plage. Lorsqu’une idée germait, je prenais une vieille guitare sèche achetée d’occasion sur place et enregistrais la mélodie sur mon iPhone. En moins de vingt minutes, 75% d’une chanson était ainsi créée.

     

    Dégages-tu des titres particuliers ?

     

    J’aime l’album dans son intégralité mais j’aurais tendance  à dire que « Oil And Water » est mon préféré. Nous n’avons jamais écrit auparavant quelque chose d’aussi épique. La chanson « Never Gonna See You Again » est plus personnelle. C’est un hommage à mon grand-père Albert Perry dont j'étais très proche. « Seven Seconds » et « Midnight Blue » sonnent très modernes et sortent des stéréotypes du metal (des cordes désaccordées et une voix gutturale). Enfin, « We Are The Brokenhearted » pour son message positif. La vie ne se passe pas toujours comme on le souhaiterait mais il faut s’efforcer de voir le bon côté des choses, comme être en bonne santé par exemple. 

     

    On peut signaler que Tommy Price et Enzo Penizzoto, membres des fameux Blackhearts (groupe qui accompagne Joan Jett), ont travaillé sur les démos de « We Are The Brokenhearted ».

     

    Oui, nous avons jammé avec Tommy et Enzo après un de leur concert et on a décidé de les employer pour l’album. Il forme la meilleure section rythmique de New York. Cela nous a coûté un pont pur les faire venir enregistrer à Vegas mais cela valait le coup. Ils carburent à l’énergie brute et punk tout en étant subtiles. Les New Yorkais sont des rockers dans l’âme. Louie et moi avons du sang de East Village (quartier de Manhattan) dans les veines. On n'oublie pas nos racines, nos valeurs. 

     

    Peux-tu nous présenter les deux nouveaux membres du groupe ?

     

    Notre nouveau batteur Erik Gloege est un vieil ami de trente ans. Il a sa propre boîte de production vidéo. Lors d’une soirée il m’a avoué que son rêve était de devenir batteur à temps-plein. Il n’a donc pas hésité à nous rejoindre lorsque je lui ai fait la proposition. Il a pris un fameux virage sur le plan professionnel mais c’est un fabuleux musicien. En concert, il joue comme un possédé. Blake Newman est un jeune bassiste qui aime travailler en équipe malheureusement il connaît aussi des problèmes avec la drogue. Il suit actuellement une cure de désintox. Je ne sais pas s’il pourra à nouveau nous rejoindre.  C’est fâcheux, toutefois avec Louie et Erik on forme un bon groupe en live.

      

    Beggars&Thieves

     

    Avez-vous gardé le contact avec Phil Soussan (ex-Ozzy Ozbourne) votre premier bassiste ?

     

    Je suis toujours en relation avec Phil. Il se porte à merveille. C’est quelqu’un qui a su s’adapter aux nombreux changements de notre société. C’est un autodidacte. Il bosse actuellement à l'Académie des arts et des sciences du disque (NARAS) qui décerne les Grammys. Il peut y laisser exprimer son talent. 

     

    Quels sont vos projets pour 2012 ?

     

    Nous espérons un engouement de la part du public. Si c’est le cas nous viendrons jouer en Europe. Nous ferons quelques festivals aux States mais c’est vraiment en Europe que nous voulons venir. Il y a une sorte d’histoire d’amour entre nous et ce continent. Nous sommes subjugués par votre histoire, la nourriture et l’ouverture d’esprit des fans de rocks. Nous sommes très impatients de défendre le nouvel album sur scène. Actuellement nous terminons le mixage d’un CD live. On y trouve d'étonnantes improvisations et une reprise de Led Zep « The Song Remains the Same ».  Et puis, le clip vidéo de « We Come Undone » vient d’être mis en ligne. Jake E. Lee, Blas Elias (Slaughter), Ronnie Keel et Paul Shortinio et sont de la partie. Allez voir, c’est amusant !

     

     

      

     

    BEGGARS AND THIEVES - We Are The Brokenhearted

    Frontiers Records /  Harmonia Mundi

    http://www.beggarsnthieves.com/

     www.myspace.com/thebeggarsandthieves

     


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  • Fiona - Unbroken

      

      

      

      

      

      

      

      

    FIONA

    Unbroken

    Life On The Moon Records

    A.O.R.

     

     

    Metal Queen dans les années ’80, Fiona vient de sortir un nouvel album sur un label indépendant. Après une trop longue absence, la chanteuse d’origine irlandaise avait manifestement la plume chatouilleuse et un besoin d’écrire. Elle a surtout cherché à se faire plaisir en s’entourant d’amis indéfectibles, les guitaristes Bobby Messano et Tommy Denander, Robin Beck (duo sur « This Heart ») et bien sûr James Christian (House Of Lords) dont la production apporte un plus non négligeable à l’ensemble des compositions. Unbroken propose onze titres bien carrés soutenus par une voix à la fois rageuse et sensible. On retiendra les somptueux « Loved Along The Way » et Badge Of Love (co-écrit par Holy Knight), « Wild One » rock à souhait, « Get Yer Kix » qui fait figure de morceau de bravoure, « I Love You But Shut Up » et son refrain accrocheur, le quasi psychédélique « Salt On My Wings » sans compter la ballade « Everything You Are ». On trouve également une excellente reprise du hit de Pat Benatar « Shadows of the Night ». Un album que l’on peut considérer comme l’un des disques majeurs de la carrière passée et future de l’étonnante Fiona qui continue d’alimenter les fantasmes 25 ans après ses débuts (regardez la pochette). Au total 41 minutes de plaisir pour les fans de Rock (Hard) à dominante FM. [Ph. Saintes]    

     

     http://www.fionarock.com/

     

     


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  • KIMBALL-JAMISON  

    Amicalement Vôtre  

      

    Cover

     

     

    Les deux font la paire c’est bien connu ! On ne compte plus les artistes du label Frontiers qui s’expriment en binôme. L’idée n’est pas de confronter les talents des participants réunis pour l'occasion, entreprise qui pourrait rapidement tourner à la démonstration stérile, mais de les mettre au service d'un propos musical primant sur la satisfaction personnelle. Jimi Jamison (qui vient de réintégrer Survivor) et l’ex-chanteur de Toto, Bobby Kimball confirment cette approche avec un album 100% AOR sorti cet automne. [Entretien avec Jimi Jamison (chant) par Philippe Saintes - Photos : Frontiers Records]

    Retour à la case départ, comment s’est opéré cette première collaboration avec Bobby ?

    C’est au départ d’un simple courriel qu’est né le projet. J’ai en effet reçu un mail de Frontiers Records me demandant si j’étais partant pour enregistrer un album en duo. Le label voulait également avoir l’avis de Bobby mais ne possédait pas ses coordonnées. Je l’ai personnellement appelé et il a tout de suite été emballé par cette proposition. Nous avions déjà évoqué dans le passé une collaboration mais pour diverses raisons cela ne s’est jamais concrétisé. Serafino Perugino, le directeur de Frontiers, a dû lire dans nos pensées.

    On trouve sur le disque quelques perles mélodiques de cette année 2011. Quelles sont personnellement tes titres favoris ? 

    Nous avons décidé de réaliser ensemble un album à la fois ‘heavy’ et mélodique. Je pense que nous y sommes parvenus. « We Gotta Believe » est un morceau avec un tempo rapide et un texte inspiré de Richard Page (Mr Mister). J’adore aussi la mélodie de « Find Another Way ». 

    Pourquoi le choix du producteur s’est-il porté sur l’Allemand Mat Sinner, le bassiste de Primal Fear ? 

    C’est également le label qui nous a conseillé Mat. Un choix judicieux je dois dire. C’est un musicien qui aime expérimenter de nouvelles approches. Il sait s’adapter à toutes les situations et a réussi donné une âme à ce disque. Chaque voix et instruments trouvent parfaitement sa place. Mat a été épatant. 

    Kimball-Jamison

    La collaboration Kimball-Jamison a-t-elle un future ou est-ce juste un one-shot ?

    Je ne pense pas qu’elle sera éphémère. Bobby et moi sommes de vrais amis et apprécions de travailler ensemble. Il n’y a pas de problème d’égo. Je me suis chargé des notes basses et lui des parties les plus hautes. Il a vraiment une voix puissante. On se complète parfaitement mais surtout nous sommes fiers de ce cd. 

    Ton ancien partenaire Jim Peterik a composé le titre « Chasing Euphoria » pour l’album. Ton retour au sein de Survivor est aujourd’hui annoncé. Peux-tu nous confirmer cette info toute fraîche ?

    C’est vrai. Je travaille à nouveau avec Frankie Sullivan (guitariste) mais je ne pense pas que Jim (Peterik) va nous rejoindre. Il se consacre désormais à plein temps à son propre projet Pride Of Lions. Tout peut arriver, mais il faut laisser les choses venir. Je suis socialement très attaché à Survivor et c’est un réel plaisir d’interpréter à nouveau sur scène les standards du groupe. Certains de nos tubes sont devenus quasiment légendaires. On sortira certainement un nouvel album en 2012.  

    Après autant d’années dans le business musical, quelles sont les autres personnes que tu considères comme de vrais amis ?

    Je m’entends avec beaucoup de rockers. Bobby évidemment, Mickey Thomas (Starship), Mike Reno (Loverboy), Wally Palmer (The Romantics), Dave Jenkins, Alex Ligertwood (Santana), Fergie Fredericksen (ex-Toto), John Cafferty. Voilà les amis de la scène mais aussi de la vie de tous les jours. 

     Tu as étés en mesure de conserver de nombreux fans qui te suivent depuis tes débuts avec Survivor. Est-il plus facile ou plus difficile de convaincre les kids aujourd’hui ?

    Si une chanson passe dans un télé-crochet style X-Factor ou Rockstar alors c’est sans doute plus facile. Sinon c’est pratiquement mission impossible d’être au-dessus de la mêlée, de toute cette soupe diffusée à longueur de journée par les télés et radios commerciales. Heureusement, on peut encore découvrir ton travail et écouter ta musique sur internet, ce qui est cool !

    Quel est justement ton opinion sur l’évolution de la musique. Etait-ce mieux dans les années’80 ?

    Les années ‘80 représentent incontestablement l'age d'or du Heavy Metal. J'ose espérer que cette époque reviendra un jour, mais les techniques ont changé et la musique a beaucoup évolué. On pouvait en vivre il y a vingt ou trente ans. Aujourd'hui c’est impossible à cause du téléchargement. Et puis la scène actuelle est dirigée par des marchands de musique. Je viens de lire qu’une maison de disque propose de faire voyager des enfants âgés entre 13 et 17 ans jusqu’à Los Angeles, de leur écrire un hit, de l’enregistrer et de réaliser une vidéo qui sera postée sur You Tube. Bref la gloire instantanée dès l’adolescence. Le marché musical est devenu tellement superficiel. C’est en partie de notre faute. Je ne connais pas une seule formation qui répète deux fois par jour parce qu’elle aime ça. Il n’y a plus aujourd’hui d’ Allman Brothers Band capable de sortir un moment de grâce au cours d’une simple jam. On vit une autre époque.

     Kimball-Jamison2

    Après avoir connu le succès, qu’est-ce qui te pousse finalement à continuer.

    La musique c’est une partie de ma vie tout simplement. Je ne m’imagine pas faire autre chose. Rien ne pourra me rendre aussi heureux. Je n’ai absolument pas l’intention de prendre ma retraite sous peu. Je veux continuer à faire des disques et des tournées en essayant de m ‘améliorer à chaque concert….

    Pour conclure, un mot sur la tournée Rock Meets Classic qui passera par Paris le 24 janvier ?

    Je suis impatient de côtoyer sur scène Chris Thompson (Manfred Man Earth Band), Ian Gillan (Deep Purple) et Steve Lukather (Toto). Nous serons accompagnés pour l’occasion par le Bohemian Symphony Orchestra de Prague. J’en profite pour fixer rendez-vous à tous mes fans français.  

     

    KIMBALL-JAMISON – Kimball-Jamison 

    Frontiers Records / PIAS

    www.jimijamison.com/

    www.myspace.com/jimijamison 

     

      


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